Comment analyser le pas de côté d'Elio Di Rupo à Mons?

Elio Di Rupo en compagnie de Nicolas Martin
Elio Di Rupo en compagnie de Nicolas Martin - © BRUNO FAHY - BELGA

Elio Di Rupo annonce ce lundi qu'il ne sera pas tête de liste à Mons lors des élections communales de 2018. Il ne revendiquera plus l'écharpe de bourgmestre pour un quatrième mandat dans sa ville. Qu'est-ce que cela signifie pour le parti socialiste? Le journaliste Marc Sirlereau nous livre son analyse. 

Comment analyser ce pas de côté?

Marc Sirlereau: "Ces derniers mois, Elio Di Rupo a quelquefois été très ciblé et critiqué dans son camp. Avec son choix d’aujourd’hui, il veut sans doute aussi montrer au PS - mais aussi de manière générale - qu'il ne s’accroche pas au pouvoir, notamment dans sa ville. Ce choix est hautement symbolique."

"Il veut également montrer qu'il pousse les jeunes. Ce n’est pas neuf, il faut bien le reconnaître. C’est lui qui a entre autres été chercher Marie Arena, Paul Magnette ou Nicolas Martin. Mais Elio Di Rupo ne met pas la politique de côté, Elio Di Rupo sera sans doute, sauf surprise, tête de liste à l’Europe, même si ce matin il ne peut pas déjà le dire ouvertement."

Est-ce que c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour l’opposition à Mons ?

"Ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle. L’opposition a cette fois deux adversaires au PS: Elio Di Rupo, bourgmestre depuis 2000 qui doit donc assumer le bilan, et Nicolas Martin qui sera tête de liste. Un contexte pas facile pour l’opposition, surtout que Nicolas Martin est déjà bien implanté à Mons. Il est échevin et député wallon, mais aussi président de la fédération PS de Mons-Borinage. Il est donc jeune, oui, mais pas du tout un novice."

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