Comines : ils ont choisi le pedibus pour se rendre à l'école

Le pédibus, comme son nom l'indique!
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Le pédibus, comme son nom l'indique! - © Pierre Wuidart

Pour diminuer les contaminations favorisées par les contacts étroits, inévitables dans les transports en commun et les voitures partagées, l’école Communale de Comines a imaginé une solution aisée et encadrée : le pedibus.

Le principe est simple et identique à celui d’une ligne de bus : les usagers se rendent à un point de départ, un arrêt. Comme pour le bus, il y a bien sûr une destination, une arrivée, et, entre les deux, une étape. La seule différence c’est qu’en pedibus tout est à l’air libre et les pneus ce sont les semelles des usagers.

Ainsi tous les matins, à 8h15 (on peut être à l’avance mais pas en retard !), Rougui emprunte ce pedibus avec quelques camarades et n’y voit que des avantages "Déjà, ça me dégourdit les jambes, on respire de l’air plus frais et puis, on est tous ensemble, on ne s’ennuie pas".

Ben oui parce que souvent le problème le matin sur le chemin de l’école, en voiture, c’est galère, ça bloque ! Raison pour laquelle, Séverine Chatelin, directrice de l’école communale de Comines, a décidé d’agir "Comme quotidiennement cela coinçait avec les voitures, on s’est dit pourquoi pas lancer une action qui en même temps serait favorable au climat tout en préservant la sécurité de l’école".

Un itinéraire sécurisé

Les trajets du pedibus n’ont pas été choisis au hasard. Il y a actuellement deux lignes, baptisées Rouge et Bleue.  Ces deux parcours ne sont pas colorés, c'est uniquement un moyen d'identification à l'image des itinéraires dans les hôpitaux pour faciliter le parcours des visiteurs.  Les points de départ et d’arrêt doivent être sécurisés. "À la fois pour les enfants et puis pour les parents qui viennent déposer leurs enfants en voiture avant de vite repartir chez eux ou au boulot" explique Gaëlle Cassoth, de l’Asbl "Tous à pied".

Un enseignant accompagne les élèves. Tous les jours c’est un professeur différent. Une présence qui rassure les parents et qui peut même resserrer les liens "les enfants se confient parfois plus ", avoue Madame Sarah, institutrice, "Ils vont peut-être parler de petits problèmes ou au contraire évoquer des choses qui se sont bien déroulées durant la journée et on est ainsi un peu détaché de notre rôle d’enseignant".

Cinq à dix élèves empruntent ce pédibus chaque jour. Mais il faudrait des bénévoles pour encore ouvrir plus de lignes. On pense ici à des parents, ou des grands-parents, fans de marche et surtout prêts à pousser la chansonnette, le Hit, le tube,... enfin susceptibles d'adopter la vibe du moment.

 

 

 

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