Comblain-au-Pont: le pompiste qui a abattu le cambrioleur est libéré, le parquet ne fait pas appel

Le chambre du conseil de Huy a décidé ce matin de libérer sous conditions Dominique Castronovo. Et le parquet a déclaré qu'il n'interjetterait pas appel.

Pour rappel, Dominique Castronovo comparaissait ce matin devant la chambre du conseil de Huy. Il s'agissait de confirmer ou non le mandat d'arrêt de ce pompiste de 72 ans qui a abattu un des cambrioleurs de sa station service jeudi dernier. Muni d'une arme, le pompiste avait mis en fuite les voleurs puis il avait tiré en direction de leur véhicule. La balle a tué un des voleurs, un jeune de 19 ans. Les conditions de la légitime défense n'étant pas respectées, le pompiste a été incarcéré pour meurtre.

Un rassemblement de soutien au pompiste

Ce matin, des amis du pompiste se sont rendus devant le Palais de Justice de Huy. Ils souhaitaient manifester leur soutien: "Je suis venue pour Dominique et la famille" explique une dame. "Je le connais personnellement. Je ne comprends pas qu'il soit en prison. Il a 72 ans, il a travaillé toute sa vie. Il ne mérite pas ça. Il ne l'a pas fait volontairement. Il ne voulait sûrement pas tuer quelqu'un".

"Je connais Dominique depuis que je suis gamin" témoigne une autre connaissance. "Je l'ai toujours eu à la station. Ce qui lui arrive n'est pas normal. Encore une fois c'est un gros problème de justice. On est là pour le soutenir. On espère qu'il va sortir aujourd'hui"

Des tirs dirigés vers le bas du véhicule

L'avocat du pompiste a demandé la remise en liberté de son client pour absence d'intention de tuer. "Nous avons pu visionner les vidéos de surveillance . On voit clairement que les tirs sont dirigés vers le bas du véhicule: 2 vers les roues, les autres vers le bas. Il voulait stopper le véhicule. Il ne visait pas les fenêtres pour abattre les personnes", explique l'avocat du pompiste et d'ajouter: "Nous sommes face à un vieux monsieur qui s'en veut d'avoir pris la vie d'un jeune, ce n'est pas un justicier!".

Quelques jeunes étaient venus aussi réclamer justice pour leur ami: "On ne peut pas prendre la vie de quelqu'un comme cela", expliquent-ils. 

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