Collier connecté pour les vaches, robot laveur d'étable… Bienvenue dans la ferme 2.0

La ferme pédagogique et expérimentale du CREPA-CARAH à Ath forme les agriculteurs de demain. Elle met à disposition des étudiants les dernières technologies censées faciliter la vie au champ.

Le smartphone plutôt que la fourche

Christophe Hut est le gérant de la ferme du CARAH. Quand il doit s’occuper de ses vaches, il sort son téléphone de sa poche "et hop, c'est parti": un robot rouge, sorte de R2D2 version champêtre, se met en action. "Il repousse la nourriture vers les vaches. Grâce à ce robot, les bêtes mangent mieux et nous avons un lait de meilleure qualité." Le nettoyage de l’étable aussi est automatisé, "cela permet d’économiser plusieurs heures par jour."

Dans cette ferme expérimentale, tout est connecté, même les animaux ! Un collier relève en temps réels les paramètres de toutes les vaches : "on peut voir combien de fois elles ruminent, comment elles se déplacent." S’il y a le moindre problème, Christophe reçoit une alarme sur son smartphone : "environ 40% de mon travail se fait derrière un écran. Ça devrait bientôt passer à 50%. C’est inévitable, il faudra de plus en plus jouer avec son clavier et sa souris pour gérer son troupeau."

"Avec du Wifi on peut gérer son troupeau de l’étranger"

Cette ferme expérimentale et pédagogique forme les agriculteurs de demain. L’établissement va bientôt faire l'acquisition d'un robot qui va traire les vaches tout seul. Les élèves pourront également bientôt s’exercer à conduire un tracteur sur un simulateur.

Pour Christophe, ces nouvelles technologies révolutionnent le métier d’agriculteur. "Le fermier qu’on peut voir dans les émissions télévisées, c’est de l’histoire ancienne. Il ne passe plus 100% de son temps avec ses bottes et sa fourche au milieu de ses vaches. Aujourd’hui il utilise le GPS sur le champ. S’il a du Wifi ou de la 4G, il peut partir en vacances et gérer son troupeau à distance avec un ouvrier qui se trouverait sur son exploitation."

Les jeunes pas tous convaincus

Tout le monde n’est pas convaincu par l’utilité des robots. "Ce n’est pas la même chose, on est moins dans les bêtes", estime Thibaut, 19 ans. Cet étudiant apprend son métier à la ferme du CARAH, il reste attaché aux méthodes "à l’ancienne" : "Il y en a qui disent que les robots facilitent les choses, mais non… Derrière les robots il y a quand même de la main-d’œuvre car il y a toujours des pannes à réparer ou des entretiens à faire. Ces nouvelles technologies coûtent cher également."

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