Collecto divise les sociétés de taxis

70% du secteur n’a pas droit à ces courses Collecto. Pour y avoir droit, il faut s’affilier à une centrale, ce qui coûte très cher.
70% du secteur n’a pas droit à ces courses Collecto. Pour y avoir droit, il faut s’affilier à une centrale, ce qui coûte très cher. - © Belga

Une nouveauté pour les taxis Collecto en ce début d’année : il est désormais possible de réserver votre course par sms ou message vocal. Mais malgré cette nouvelle facilité et les bons chiffres de fréquentation enregistrés en 2011, Collecto ne fait pas que des heureux. A commencer par les compagnies de taxis bruxelloises, qui parlent de discrimination.

A Bruxelles, Collecto désigne le service de taxis actif entre 23 heures et 6 heures du matin. Les voitures viennent vous "collecter" à des arrêts STIB pour ensuite vous emmener à destination. L’an dernier, 95 000 personnes ont pris ces taxis à prix réduits dans la capitale.

Mais si les Bruxellois profitent de ce service de nuit pratique et pas cher, il divise les compagnies de taxis : d’une part, celles qui paient chaque mois une chère affiliation à la centrale privée qui répartit les courses Collecto, et les autres qui peinent à désormais à trouver des courses la nuit.

Pour Khalid Ed-Denguir, gérant d'une compagnie de taxis, beaucoup de taxis bruxellois se retrouvent sur le carreau. ''70% du secteur n’a pas droit à ces courses. La nuit, on reste donc sans travail. Pour avoir droit à ces courses Collecto, il faut s’affilier à une centrale, qui coûte très cher : 460 HTVA/mois.'' A ses yeux, Collecto constitue certes une bonne affaire pour les clients mais sûrement pas pour le secteur. Khalid Ed-Denguir parle même de discrimination vis-à-vis des autres taximen. ''Auparavant, après minuit (soit quand les trams, métros et bus ont cessé de rouler), les taxis allaient en centre-ville et multipliaient les courses. Maintenant, on ne sait plus le faire. Collecto a tout raflé.''

Pour rappel, Collecto propose la course en taxi dans Bruxelles à 6 euros, sauf si vous disposez d’un abonnement STIB. Auquel cas vous ne payerez que 5 euros.

 

Anne-Emilie Arnault

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK