Colfontaine: la commune rassure après une fausse alerte à l'amiante

Colfontaine: la commune rassure après une fausse alerte à l'amiante
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Colfontaine: la commune rassure après une fausse alerte à l'amiante - © Tous droits réservés

Dans la nuit de mardi à mercredi, la tempête a arraché la toiture d'un imposant bâtiment, le bâtiment Bantuelle, vestige d'un ancien charbonnage. Par mesure de sécurité, un mur, qui menaçait de s'effondrer à son tour, a été abattu. Des rumeurs de pollution à l'amiante se sont répandues. N'y avait-il pas des "Eternit" sur le toit des bâtiments? La commune dément, et fait le point.

"Pour savoir de quoi se composait la toiture, il suffit de se baisser". Le directeur technique, Laurent Vandewattyne, nous tend une ardoise tombée lors de la tempête. Il y en a des milliers sur le site de l'ancien charbonnage. "A la façon dont elle s'effrite, on voit qu'il s'agit bien d'ardoise naturelle, nous sommes formels". Il ne nie pas la présence d'asbeste-ciment sur le site. "Les toitures de ces petits bâtiments, à l'arrière, en contiennent. Mais elles n'ont pas été endommagées du tout. Tant que le matériau reste intact, aucun danger pour la population. Ce sont des bâtiments qui sont plus récents que le grand bâtiment touché par la tempête."

Dans un rapport réalisé en 2016, la SPAQUE (spécialisée dans la réhabilitation de décharges et de friches industrielles polluées) notait bien la présence d'amiante sur le site colfontainois. Le bilan était même qualifié de "globalement lourd". Plus de 45 tonnes de matériaux contenant de l'amiante avaient été inventoriés. "Mais pas à l'endroit qui nous concerne aujourd'hui, soutient le bourgmestre Luciano D'Antonio. Il y a des déchets provenant d'un autre grand bâtiment, le long de l'axiale boraine, un batiment qui a pris feu il y a plusieurs années. Il y a les toitures ondulées. Mais rien au niveau du bâtiment Bantuelle. D'un point de vue historique, il est même impossible que la toiture qui s'est envolée ait été construite avec des Eternit. La firme Eternit n'existait pas encore!" 

A deux pas de là, Raymonde suit les opérations, depuis sa fenêtre. Raymonde, c'est la mémoire vivante de la rue du Pont d'Arcole, et son charbonnage. "J'ai tenu un petit magasin, à deux portes d'ici, où venaient tous les ouvriers. Mon papa a travaillé au charbonnage". Elle a 92 ans, et n'a eu qu'une seule crainte concernant cette toiture: qu'elle s'envole et retombe sur les maisons toutes proches. "Celle de ma voisine d'en face...! j'ai peur pour elle, quand je vois ce pignon en briques...avec tout ce vent! J'espère qu'il ne s'écroulera pas à son tour".

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