Colfontaine: la CGSP accuse le mayeur de faire régner un climat de terreur

La maison communale de Colfontaine.
La maison communale de Colfontaine. - © Google Street View

A Colfontaine, le climat est une nouvelle fois très tendu entre l’administration et son personnel. Certains dénoncent un grand nettoyage au niveau des équipes en place. Dans les faits, un délégué syndical vient d'être licencié. Officiellement, cet ouvrier communal ne serait plus apte physiquement à travailler. Mais la CGSP dénonce un licenciement abusif. Le bourgmestre dément totalement. Les accusations vont plus loin encore.

L'ouvrier a été licencié pour un motif médical. Pour le bourgmestre, Lucien d'Antonio, il devenait impossible de le recaser ailleurs. "Lorsqu’un travailleur est déclaré inapte à titre définitif et qu’il ne peut pas soulever un poids de plus de 10 kg, dites-moi ce que l’on peut encore lui faire faire en tant que manœuvre aux voiries…"

Le fait qu'il soit délégué syndical n'a donc, selon le bourgmestre, rien à voir avec son éviction. Pourtant, pour la CSGP, elle ne se justifie pas. "Il conduisait des camions pour l’administration communale, déclare Laurent Dufrasne (permanent Mons-Borinage). Cela ne posait pas de problème jusqu’ici. Sauf après un mois de conflit social, cela a posé subitement des problèmes et on n’a plus su le tenir à son poste…"

L'affaire devrait d'ailleurs se terminer devant le tribunal du travail. Mais le syndicat va encore plus loin et dénonce d'autres licenciements, qui seraient même ciblés. "Notamment des gens qui étaient soi-disant proches d’un autre parti politique. Cela me pose là sérieusement problème…"

Réponse du mayeur: "Il est hors de question de cibler qui que ce soit!"On est ici en pleine démocratie. On ne demande qu’une seule chose à tous les membres de notre personnel: d’effectuer leur travail. C’est tout!"

Lucien D'Antonio nie le climat de terreur que le syndicat l'accuse de faire régner. Il invite même la presse à visiter ses services pour s'en rendre compte. De son côté, la CGSP prévoit de mobiliser le personnel.

Stéphanie Vandreck

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK