Colère dans le secteur de la construction au Grand-Duché

Colère dans le secteur de la construction au Grand-Duché
Colère dans le secteur de la construction au Grand-Duché - © Flickr-Salim Virji

Depuis 2009, la convention collective n'a pu être renouvelée, en raison d'un blocage complet entre organisations syndicales et patronat.

Aujourd'hui la FGTB et son homologue grand-ducal mobilisent dans un secteur qui emploie quelque 14 000 travailleurs, et environ 2000 frontaliers belges.

Principale pierre d'achoppement, la flexibilité précise, Jean-Luc de Matteis, secrétaire central du syndicat bâtiment à l'OGBL : "Au Luxembourg, pour la convention collective, les employeurs ont demandé une plus grande flexibilité. Elle imposerait d'allonger le temps de travail, et de ne plus payer les heures supplémentaires. Cette flexibilité pour nous et surtout pour les travailleurs frontaliers, serait une grosse perte de qualité de vie et une grosse perte de salaire. Il faut savoir qu'il y a déjà des frontaliers belges, qui font deux heures de trajet le matin et deux heures le soir. Si on compte en plus, dix ou douze heures de travail, ils ne seront plus à la maison. En sus, cela augmenterait le risque d'accidents. Pour nous OGBL, il est inconcevable d'augmenter le temps de travail, ou de flexibiliser le temps de travail voulu par la fédération patronale."

OGBL et FGTB sont prêts à aller jusqu'au bout, même jusqu'à la grève qui serait la première de l'histoire de la construction au Grand-Duché de Luxembourg.

Eric Bussienne, Christine Pinchart

 

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