CNS : le coup de gueule du patron d'une célèbre discothèque brainoise

Il ne se faisait pas d’illusion. Mais il espérait quand même un assouplissement des règles sanitaires pour le monde de la nuit. Marc Susini, patron d’une célèbre discothèque brainoise (et d’autres lieux de sorties), est déçu. Pour ne pas dire furieux !

"J’espérais que le CNS (Conseil National de Sécurité) allait penser à notre secteur. Mais non ! Nous sommes toujours limités à un maximum de 200 personnes à l’intérieur, avec des mesures sanitaires strictes. Et cela, quelle que soit la dimension de la salle. Je trouve cela incohérent. On a ouvert la terrasse. Mais j’aurais juste espéré qu’on puisse ouvrir plus tard. Fermer à une heure du matin, cela n’a pas de sens. Les jeunes sortent ailleurs et ensuite, ils ne respectent plus la distanciation sociale. Vous avez vu ce qui s’est passé cet été (rave party et autres soirées clandestines qui ont souvent engendré des débordements) ? Laissez-nous les jeunes jusqu’à 3h du matin et après, ils rentreront chez eux"

Emplois menacés

Si Marc Susini reconnaît qu’il n’est pas le plus mal loti (il est propriétaire de ses salles), il s’inquiète néanmoins pour l’avenir de son personnel. "Depuis la crise sanitaire, j’ai dû mettre plus de 50% de mon personnel en chômage technique. Et si cette situation perdure, je ne sais pas comment on va s’en sortir. Il faut bien se dire que la plupart de mes collaborateurs travaillent pour mettre du beurre dans les épinards. Et si rien ne change, cela pourrait laisser énormément de gens sur le carreau. Ils vont se retrouver dans le besoin, avec le strict minimum à la fin du mois. C’est complètement fou de raisonner comme cela ! Les gens doivent se voir. Nous sommes des animaux grégaires. Avec deux heures de plus, les clients seront contents et nous, nous nous en sortirons. Là, pour l’instant, les autorités sont en train de fâcher tout le monde".

Aide financière

Le roi de la nuit ne décolère pas ! "Donnez-nous deux heures de plus et une aide financière pour tous les travailleurs de la nuit qui, le cas échéant, vont se retrouver dans une merde noire… Vous ne couperez pas au montage, hein ! Cela va être terrible ce qui va se passer ! Certains parleront de dommages collatéraux, mais moi, je ne veux pas être un dommage collatéral !"

Des propos qui n’engagent que le patron de cette discothèque, mais qui semblent assez largement partagés dans le secteur.

De leur côté, les autorités rappellent que les mesures sanitaires (dont la distanciation sociale) sont difficiles à faire respecter dans les foules et les endroits confinés regroupant beaucoup de monde.

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