Clôture des Plaisirs d'Hiver : une édition qui n'a pas fait que des heureux

Les Plaisirs d’Hiver accueillaient les derniers visiteurs ce dimanche 5 janvier jusqu’à 22 heures. Pendant 5 semaines, le marché de Noël, la patinoire, la grande roue et plusieurs évènements ont placé la capitale sous le signe de la fête. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et voici venue l’heure des bilans. Plutôt positifs dans l’ensemble, même s’il y a eu quelques bémols.

Bilan très positif à Sainte-Catherine

Place Sainte-Catherine d’abord, les commerçants sont ravis. Si les chiffres officiels de fréquentation ne tomberont que dans le courant de la semaine, ils ont déjà le sourire.

C’est le cas de Morgan Bourguignon venu des Savonneries du Soleil à Lyon : "C’est un bilan très positif. Depuis 3-4 ans les chiffres étaient un peu en baisse, mais là cette année on retrouve les belles années d’il y a 4 ou 5 ans, donc c’est vraiment un régal".

"C’était tout à fait correct, ajoute Sylvie Turchetti dans son chalet remplit de petites sculptures végétales, c’était fatigant, mais ça valait le coup de venir".

Déménagement aux lourdes conséquences

D’autres, par contre, font grise mine. Quelques chalets habituellement installés à la Bourse ont dû déménager à cause de travaux. Sur le boulevard Anspach, juste avant la place De Brouckère, ils ont vite déchanté. Julien Poulard, qui vend des étoiles lumineuses en papier, estime par exemple avoir perdu 30% de son chiffre d’affaires.

"Les gens font la Grand-place, la Bourse, puis continuent dans la petite rue où nous étions placés avant. Ici, on n’a pas beaucoup de touristes, on a plus l’impression que c’est un marché local".

"C’est assez catastrophique, renchérit Mike Dubasin dans le chalet d’à côté qui vend des chocolats. C’est la pire des années à cause de l’emplacement. Plusieurs commerçants se plaignent… Malheureusement c’est une année déplorable on va dire".

Trop long pour les artisans

Au pied la Bourse, Patricia Paës a pu maintenir son emplacement, mais a moins bien vendu que l’an dernier. Cette fidèle du marché de Noël bruxellois depuis 1985 ne reviendra plus. Pour cette artisane, 5 semaines, c’est trop long.

"Je produis pendant toute la durée du marché donc c’est très fatigant. Et c’est pour ça à mon avis qu’il y a moins d’artisans sur les marchés qui durent si longtemps, parce que c’est dur d’avoir la marchandise et de rentabiliser son chalet", explique-t-elle.

Marina Brescaini, porte-parole de l’ASBL Brussels Major Events qui organise les Plaisirs d’Hiver, est bien consciente que cette édition n’a pas fait que des heureux. "Nous organisons des évènements sur l’espace public. Les travaux nous ont obligés à bouger certains chalets, mais on a pu conserver la plupart des emplacements", précise-t-elle.

Succès place De Brouckère

Les organisateurs qui soulignent aussi les beaux succès de cette année comme le rassemblement de stands d’alimentation et de boissons à côté de la patinoire sur la place De Brouckère.

Arnaud Ramaekers, qui vend des plats de pâtes confectionnés dans des meules de parmesan confirme : "Je ne regarde pas aux chiffres, mais au niveau du travail, oui, on a fait beaucoup mieux que l’an dernier". "C’est plus convivial de cette façon", ajoute sa voisine.

Certains sont donc plus heureux que d’autres. Reste à voir ce que l’évolution des travaux du centre-ville permettra pour la prochaine édition. Pour le savoir, rendez-vous fin novembre 2020.

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