Claude Eerdekens instaure un couvre-feu dans le centre-ville d'Andenne

La rue commerçante d'Andenne est particulièrement visée par le couvre-feu
La rue commerçante d'Andenne est particulièrement visée par le couvre-feu - © Google Maps

Une ordonnance de police a été prise pour limiter les rassemblements de personnes et la vente d'alcool durant les nuits de week-end. Le bourgmestre d’Andenne veut mettre un terme à une série d'agressions qui se sont produites ces derniers mois. Une mesure Anti-pédagogique et déplacée clame le Conseil de la Jeunesse.

Claude Eerdekens évoque des actes d'une violence incroyable. Il précise que les fauteurs de trouble sont identifiés. Selon lui, Il s'agit de mineurs et de quelques majeurs, des enfants de la bourgeoisie andennaise et pas du tout des jeunes issus de milieux défavorisés ou de l'immigration comme on pourrait le penser.

Dès lors, pourquoi décréter un couvre-feu  plutôt que d'agir directement contre ces jeunes ?

"Ce n’est pas à nous de les poursuivre mais au pouvoir judicaire, seul compétent dans ce domaine. Nous ne pouvons prendre que des mesures préventives, comme les faits surviennent toujours entre minuit et trois heures du matin, Il faut instaurer un couvre-feu les soirées les plus chaudes donc le week-end, ce n’est pas nécessaire les autres jours de la semaine".

L'ordonnance de police interdit les rassemblements de plus de cinq personnes de minuit à 8 heures du matin les nuits de vendredi à samedi et du samedi au dimanche. Le couvre-feu s’applique sur un territoire bien déterminé, allant du perron jusqu’au pont d’Andenne et qui comprend la place des tilleuls. La mesure ne vise pas les villages.

Et le bourgmestre de conclure : "Dans ce périmètre bien déterminé, sévissent des voyous dont on a honte qu’ils soient Andennais".

Une mesure anti-pédagogique et déplacée

Pour le Conseil de la Jeunesse, ce type de mesure ne constitue en rien une réponse valable pour construire notre société : "elle est anti-pédagogique, déplacée, contreproductive et installe un climat de peur et de tensions inutiles. Elle relève d'une approche strictement sécuritaire, sans aucune visée globale, ni structurelle. Elle est surtout particulièrement stigmatisante à l'égard des jeunes puisqu'elle les considère tous comme potentiellement dangereux et susceptibles de troubler l'ordre public".

Le Conseil appelle Claude Eerdekens à mettre fin, au plus vite, à ce couvre-feu et à privilégier le dialogue avec les acteurs de terrain pour trouver des solutions réellement efficaces.

 

Bruno Schmitz

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