Clap! Davantage de films de cinéma étranger se tournent en Wallonie

51 projets de films ont été aidés par Clap! en 2013.
51 projets de films ont été aidés par Clap! en 2013. - © M.Dechamps/Clap!/PG

A quelques jours de l'ouverture du Festival de Cannes, et de la présentation de "Deux jours, une nuit" des frères Dardenne sur la Croisette, le Clap!, le bureau d'accueil des tournages cinémas dans les provinces de Liège, Namur, et Luxembourg, dresse un bilan positif de son action depuis 8 ans.

En 2013, le Clap!, structure créée par la Région wallonne et la Province de Liège, rejointes ensuite par les provinces de Namur et de Luxembourg, a aidé au tournage de 51 projets, contre 45 en 2012, et 12 en 2006. Une croissance constante des films tournés chez nous, et qui fournit d'importantes retombées économiques dans l'audiovisuel, les services et l'Horeca : plus de 14 millions d'euros tous secteurs confondus durant les quatre dernières années. Quelques exemples. "De rouille et d'os, de Jacques Audiard. "La religieuse", de Guillaume Nicloux. "Bye Bye Blondie, de Virginie Despentes, ou encore "Une promesse", de Patrice Leconte. Ils ont tous un point commun: ce sont des longs-métrages étrangers qui ont été, en tout ou en grande partie, tournés en Wallonie, notamment grâce au Clap!, le bureau d'accueil des tournages en provinces de Liège, Namur et Luxembourg. "Nous sommes attractifs pour différentes raisons: par le système du tax-shelter, par nos compétences technologiques, par nos synergies, notamment avec Wallimages, et par la variété des différents sites que nous pouvons proposer aux producteurs sur les trois provinces. Il y a toujours eu des co-productions, mais à présent, ce sont des producteurs étrangers qui viennent directement à nous", précise Florence Conradt, responsable adjointe du Clap!

Des retombées économiques significatives

Tout cela génère des retombées économiques réelles: pour les professionnels de l'audiovisuel, pour les métiers de la post-production, au Pôle Image de Liège, par exemple, et dans les services et l'Horeca. Un jour de tournage, selon les chiffres du Clap!, rapporte 30 000 euros de retombées économiques, dont 1/6e rien que pour l'Horeca. La progression des retombées a connu une croissance de 87% de 2006 à 2013. Et quand on sait que le film "Une promesse" de Patrice Leconte, c'est 32 jours de tournage, de la post-production, et 130 techniciens de chez nous, on se rend compte qu'une partie de l'avenir wallon passe par le cinéma. Et ce n'est pas de la fiction.

Alain Delaunois

 

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