City Parade: les opérateurs renforcent leur réseau GSM, sans autorisation ni contrôle

Les opérateurs disposent d’équipements mobiles pour booster la capacité de leur réseau (illustration).
Les opérateurs disposent d’équipements mobiles pour booster la capacité de leur réseau (illustration). - © Flickr

En marge de la City Parade de dimanche qui devrait attirer environ 250 000 personnes dans les rues de Liège, des équipements provisoires de mobilophonie ont commencé à fleurir aux abords du parcours, boulevard d'Avroy notamment. Un tel événement nécessite en effet le renforcement des réseaux de communications GSM et autres. Mais, curieusement, les antennes-relais temporaires ne sont soumises ni à autorisation, ni à contrôle.

C'est devenu une évidence depuis la tempête du Pukkelpop : en cas de pépins, les rassemblements de masse, sportifs ou culturels, provoquent des saturations. Il faut donc prévoir de renforcer les réseaux.

Les opérateurs disposent d'équipements mobiles, camions, conteneurs, ou pylônes. Ils ne se concertent pas: contrairement aux installations fixes, Proximus, Mobistar et Base ne partagent pas les antennes-relais provisoires. Elles ne sont d'ailleurs pas soumises à un permis d'environnement. Elles sont expressément exclues du champ d'application du décret wallon sur la mobilophonie.

Les opérateurs doivent évidemment, individuellement, séparément, isolément, respecter les normes d'émission. Mais personne n'est chargé de contrôler si, par addition, ils ne provoquent pas, sur la zone concernée, un dépassement de la nuisance électromagnétique...

Selon les spécialistes, ce n'est pas grave. Parce que le déploiement est de courte durée, parce que l'exposition est très faible et surtout, parce que la nocivité de ces ondes, toujours très discutée, ne provient pas vraiment des antennes-relais, mais principalement des téléphones sans fil, des appareils collés de longues minutes, parfois des heures, à l'oreille.

Il n'empêche, la multiplication des événements qui, comme la City Parade, nécessitent d'augmenter les capacités de Proximus, Mobistar et Base pourrait inciter les autorités régionales à règlementer.

Michel Grétry

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