Cinq questions à José Lericque, tête de liste Ecolo à Estaimpuis

José Lericque, tête de liste Ecolo à Estaimpuis
José Lericque, tête de liste Ecolo à Estaimpuis - © Ecolo

1/ Quelle mesure comptez-vous prendre pour lutter contre l'insécurité en zone frontalière ?

José Lericque (Ecolo) : "La première mesure est de résoudre les problèmes d’ego qui freinent le fonctionnement de la ZIP. Il convient de renforcer la police de proximité. Une partie des charges administratives peut être prise en charge par des civils. Notre zone de police regroupe des communes avec des spécificités très différentes. Estaimpuis a une importante frontière avec la France et de nombreux points d’entrée et Mont de l’Enclus est éloigné de la frontière et contigu à la Flandre. L’installation de caméras n’est pas un besoin commun dans la zone de police. Elles ne sont pas la panacée et ont des limites. Recréons les liens sociaux, repensons notre mode de fonctionnement.
Les PLP sont une partie de solution par le lien qu’ils permettent de recréer entre les citoyens. La collaboration poussée avec les forces de l’ordre française et avec les zones de Mouscron et Tournai est primordiale. Les moyens financiers communaux sont limités et hélas le gouvernement fédéral délègue sans donner de moyens supplémentaires.
"

2/ Faut-il poursuivre le développement des centres commerciaux ? 
J.L. : "NON ! La société idéale est loin des préoccupations des promoteurs de ces complexes qui sont surtout des projets immobiliers. Oubliées la qualité de vie, la qualité des emplois proposés, l’important est de louer les surfaces commerciales. Le consumérisme à tout va ! L’offre de ces mégas centres commerciaux est déjà énorme dans notre bassin de vie : le centre des Dauphins, le centre commercial de Froyennes, le centre " Les Bastions " proposent et multiplient les commerces. De l’autre côté de la frontière les offres sont multiples. Favorisons le consommer local ! Les grandes surfaces ne proposent plus d’emplois. Les petits commerces favoriseront le développement d’un réel réseau de production locale. Soyons inventifs et imaginatifs, réfléchissons à l’avenir que nous proposons à nos enfants et de ne pas laisser ces financiers sans scrupules décider pour nous.
Le retour du consommer local, des circuits courts, nos cantines scolaires doivent profiter de notre entité rurale et de notre agriculture.
"

3/ Quelle sera votre politique en matière de taxes communales ?

J.L. : "Le rôle d’un parti appartenant à une majorité (comme à une minorité d’ailleurs) est d’avoir de l’influence pour la gestion des deniers communaux. Ce sont principalement les citoyens qui " remplissent les caisses "grâce à l’IPP et aux diverses taxes communales. Notre priorité sera de faire un audit et une étude avec les services des finances afin de déterminer la façon dont les taxes doivent être réparties. La valeur d’un % d’IPP à Estaimpuis par rapport à d’autre villes ou villages est faible. Il est donc important pour nous de veiller à garder des finances communales saines, à veiller à ce que le fonctionnement de la commune et le service aux citoyens soit optimal, sans excès. Leur utilisation doit profiter au citoyen. Un exemple simple et concret serait d’adopter un système de poubelles à puce. Moins jeter et mieux recycler permettrait de payer moins de taxe. C’est le rôle de nos représentants dans les intercommunales de veiller aux intérêts des
Estaimpuisiens."

4/ Etes-vous en faveur d'une fusion entre les intercommunales Ideta et IEG ? 
J.L. : "Ecolo souhaite faire un choix intelligent, en connaissance de cause, basé sur des arguments étayés et surtout, DANS L’INTERET DU CITOYEN. La Régionale Ecolo-Picardie s’est penchée depuis longtemps déjà sur cette problématique. Les intercommunales de Wallonie picarde n’échappent pas au débat bien légitime quant à leur fonctionnement et leurs stratégies de développement. Écolo y a participé en faisant valoir ses arguments à l’intérieur des conseils d’administration ou au sein des conseils communaux de Wallonie picarde. C’est ce que nous avons fait quand nous nous sommes prononcés contre l’accroissement des rémunérations des président et vice-président d’IDETA.
Comment répondre mieux aux besoins des communes et des citoyens dans le domaine de la santé, du développement économique et territorial, de la politique énergétique et du traitement des déchets ? Nos intercommunales doivent répondre à ces questions Le conseil de développement de Wallonie picarde doit
être le lieu de l’étude de ce projet.
"

5/ Quelle est la première mesure que vous prendriez lors de la prochaine mandature communale ? 
J.L. : "Création d’un Echevinat de la Participation qui aura pour mission :
1. Développer par tous les moyens la participation citoyenne au niveau des décisions communales et remettre le citoyen au coeur du débat démocratique. Permettre aux personnes de participer à toutes les décisions et à toutes les actions qui concernent leur vie. Le citoyen a une perception unique des services que la commune gère et des politiques qu’elle mène.
2. Constituer des comités de village et de quartiers sur base du volontariat qui auraient pour but de relier les citoyens au " devoir " communal.
3. Développer et créer des maisons de la citoyenneté dans chaque village de l’entité.
4. Recréer et favoriser le tissu associatif sans que celui-ci soit phagocyté par le conseil communal en créant un observatoire pour mieux le connaître et lui donner de la visibilité.
5. Investir dans les organisations pour les aider à mieux réaliser leurs projets et à se développer davantage.
"

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