Cinq questions à Jonathan Ghilbert, tête de liste "Actions" à Pecq

Jonathan Ghilbert, tête de liste du parti "Actions" à Pecq
Jonathan Ghilbert, tête de liste du parti "Actions" à Pecq - © Actions

 

1/ Comment restaurer un climat suffisamment serein pour constituer une équipe de travail efficace ?

Jonathan Ghilbert (Actions) : "Tout d’abord, il faut se poser la question centrale, à savoir d’où provient ce climat néfaste qui perdure depuis de nombreuses années. En effet, il n’aura échappé à personne que si climat néfaste il y a, c’est parce que certains acteurs y contribuent activement sans se soucier de la population et ce depuis des décennies au travers de diverses plaintes, entraves et autres stratagèmes.

La volonté de changement s’initie, selon nous, par la constitution d’une équipe soudée qui devra ensuite, peut-être, se mettre d’accord avec une ou plusieurs autres formations. Il est clair que si cette première étape n’est déjà pas effective, la suite est à tout le moins incertaine.

Pour la législature à venir, il nous semble donc qu’il faut faire table rase du passé et changer ces mauvais acteurs. Ensuite, par effet corollaire, nous sommes d’avis qu’il faut faire travailler ensemble des personnes qui pourront s’entendre autour d’un socle minimal de règles de fonctionnement ainsi que de valeurs fondamentales et ce, dans une parfaite transparence et une confiance réciproque.

Stop donc aux petits arrangements divers, aux réunions informelles au coin d’un comptoir ou aux promesses démesurées dont la plupart des personnes se rendent bien compte qu’elles ne se réaliseront jamais."

2/ Quelle sera votre politique en matière de taxes communales ?

J.G. : "Evoquer les taxes n’a de sens que si l’on met en regard la vision politique qui les sous-tend. Car le risque, sans cela, c’est d’ouvrir la porte aux annonces racoleuses de diminution des taxes sans expliquer le comment, le pourquoi ni même les conséquences positives ou négatives.

En effet, même si chacune et chacun d’entre nous souhaite instinctivement payer moins de taxes et d’impôts, nous pensons qu’il est important d’expliquer pourquoi on lève une taxe, ce qu’elle rapporte effectivement et ce à quoi les rentrées financières qui en découlent sont destinées.

De fait, il faut envisager cela comme un ensemble. Chaque taxe est-elle encore bien nécessaire ? Remplit-elle effectivement le rôle qui lui a été attribué initialement ? Est-elle (encore) efficiente ? La commune dispose-t-elle des moyens nécessaires pour la mettre en œuvre de manière pertinente ?

Quand toutes ces questions ont obtenu une réponse et que les dirigeants ont établi leurs objectifs, il convient d’expliquer en toute transparence si tout cela est bien réalisable. Doit-on augmenter les recettes pour faire face à de nouvelles dépenses ou faut-il revoir ses ambitions à la baisse afin de pouvoir les financer sur le long terme ?

Notre position à ce sujet est simple : continuer à taxer pour simplement mettre de l’argent en réserve n’a aucun sens. Par contre, si le service rendu est à la hauteur de l’effort demandé à la population, nous sommes d’avis que chacun peut s’y retrouver."

3/ Quel développement pour le site de Léaucourt et que faire du musée Jules Jooris abandonné aux affres du temps ?

J.G. : "Le site de Léaucourt est un trésor sur le plan environnemental qu’il convient de sauvegarder et de valoriser. Aussi, c’est avec une certaine satisfaction que nous y avons vu fleurir de nouvelles initiatives au cours des dernières années (nouveaux aménagements, nouvelles activités, ..) et ce, grâce à la mobilisation de l’ASBL ainsi que des bénévoles.

Bien entendu, à l’entame de cette nouvelle législature, il conviendra d’étudier posément ce que nous voulons y faire à l’avenir puisqu’à l’heure actuelle, le subside communal est essentiel à la survie du site en l’état.

À cet égard, notre groupe estime qu’il convient de mobiliser les moyens nécessaires afin de pérenniser les activités pédagogiques et touristiques tout en conservant le caractère familial et authentique du lieu.

Par ailleurs, en ce qui concerne les collections de Monsieur Jooris, il convient d’être enfin conséquent après toutes ces années d’inertie. En effet, il faut arrêter de s’en remettre à une ASBL para-communale pour en assurer la gestion alors que, dans le même temps, la commune pourrait très bien prendre les choses en main .. encore faut-il qu’on le veuille vraiment !

Notre groupe souhaite résolument aboutir à une solution, c’est pourquoi nous souhaitons d’abord rendre à nouveau visibles les différentes pièces au sein d’un espace d’exposition permettant de les valoriser (le cas échéant sur base d’une rotation des collections). Pour le plus long terme, nous souhaitons que la commune envisage l’utilisation des nouvelles technologies afin d’attirer de nouveaux publics et d’assurer l’avenir."

4/ Comment trouver une bonne cohabitation entre le développement du zoning et les habitants riverains ?

J.G. : "Le développement des zonings sur notre territoire nous parait être une bonne chose sous réserve de plusieurs conditions (priorité à la création concertée d’emplois pérennes et non délocalisables, gestion intelligente de la mobilité y afférente et .. intégration maximale dans le contexte existant).

De fait, il nous parait essentiel que l’autorité communale puisse endosser un rôle central lorsqu’une nouvelle implantation souhaite s’ériger et d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un zoning complet. Ce rôle d’interface nous parait d’ailleurs être profitable tant pour les entreprises qui souhaitent s'implanter que pour la population qui accueille de nouveaux voisins.

Concrètement, nous sommes d’avis que la commune peut, à tout le moins, être l’initiateur, au cas par cas, d’un " comité d’accompagnement " réunissant les responsables de l’implantation projetée, les riverains directs du projet ainsi que, le cas échéant, l’intercommunale agissant comme intermédiaire. En cela, nous irions au-delà du minimum légal en impliquant la population en amont, en lui permettant d’être informée pendant les travaux et, surtout, en lui offrant la possibilité d’interagir lorsque l’activité est lancée. En effet, c’est souvent après coup que certaines situations sont pointées comme problématiques et que la frustration s’installe chez celles et ceux qui doivent en pâtir quand la situation vient éventuellement à se détériorer.

Une bonne cohabitation nous semble donc possible dès l’instant où les riverains peuvent bénéficier d’une écoute attentive et maintenue dans le temps en fonction de l’évolution des implantations. Reste ensuite à tenter de trouver, de manière posée, les pistes envisageables pour remettre sur les rails des situations où l’on constaterait des anomalies ..."

5/ Quelle est la mesure phare que vous souhaitez mettre en œuvre ?

J.G. : "Dans notre programme, vous ne trouverez aucun projet pharaonique ni même de promesses manifestement intenables.

Dès lors, si nous devons épingler un souhait particulier que nous voudrions voir se réaliser lors de la prochaine législature, c’est celui de la transparence effective et permanente. En effet, nous sommes d’avis qu’il s’agit d’un prérequis indispensable si l’on veut intégrer pleinement le citoyen dans sa commune et en retirer un avantage pour la collectivité.

Selon nous, cet engagement peut se matérialiser à plusieurs égards tout au long de la législature au travers des exemples suivants :

  • Publication systématique du budget et du compte communal ainsi que de leurs présentations afin de pouvoir identifier ce que fait réellement la commune avec l’argent du citoyen ;
  • Des outils de communication (bulletin communal et site internet) toujours plus efficients et régulièrement alimentés en contenu pertinent et concret ;
  • L’instauration, pour chaque membre du Collège communal, d’un rapport annuel public détaillant l’évolution concrète des dossiers dont il est en charge par rapport aux objectifs fixés ;
  • Une attention permanente accordée aux demandes de la population (possibilités d’interpellation par voie électronique, réunions citoyennes récurrentes et réflexion à mener pour la mise en place d’un ombudsman/médiateur communal).
  • Une meilleure communication envers la population pour ce qui est des travaux envisagés, en cours et à venir ainsi que leur timing de réalisation."
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