Cinq questions à Coralie Ladavid, tête de liste Ecolo à Tournai

Coralie Ladavid, tête de liste ECOLO à Tournai
Coralie Ladavid, tête de liste ECOLO à Tournai - © Ecolo

1) Que préconisez-vous pour relancer le commerce au centre-ville de Tournai ? 

Coralie Ladavid (Ecolo) "Donner une identité forte et faire de Tournai une ville de commerces,d’artisanat et d’arts

La désertification du centre-ville et l’aspect " dortoir " de certains villages ne sont pas une fatalité. Tournai possède des atouts indéniables. Encore faut-il les exploiter correctement pour redonner aux visiteurs et visiteuses l’envie de flâner en centre-ville et dans les villages et à ceux et celles qui y habitent la joie d’y vivre. L'enjeu est là: marier le commerce, l’artisanat, les arts et l’histoire.

Pour ce faire, nous allons promouvoir une répartition des cellules commerciales disponibles au centre-ville entre des commerces, des espaces d’artisanat et des lieux de créations artistiques, qu’ils soient permanents ou éphémères. L’idée est de créer une atmosphère cohérente au centre-ville, qui rendra l'expérience sensorielle unique et totalement différente de ce qui peut être vécu dans les centres commerciaux.

Nous impulserons l’intégration de cette triade commerce-artisanat-art dans l’organisation-même des grands événements culturels et festifs. Nous veillerons à ce que des animations régulières agrémentent le centre-ville.   

Le pilotage de cette stratégie doit être confié à l’ASBL " gestion centre-ville ". Nous modifierons son objet social dans ce sens et veillerons à ce que le politique ne veuille pas tout contrôler, mais soutienne, laisse de l'autonomie dans un cadre défini ensemble. A cette fin, les principaux pilotes de cette ASBL deviendront les commerçants, les artisans, les artistes mais aussi l'office du tourisme.

Une " Maison de l’artisanat " verra le jour avec pour mission de soutenir le développement d’un artisanat local de qualité et sa mise en valeur.

En parallèle, une réflexion avec les habitants et les commerçants sur l’avenir de la mobilité et son impact sur le centre-ville doit être menée.  Nous pensons opportun de faire passer le ¼ h gratuit de parking à ½ h". 

2)  Quelle est votre position sur le futur du pont des Trous ?

C.L.  "Ce dossier est long, difficile, subjectif et au combien passionnel. Il est temps d’essayer de retrouver la raison et un peu de sérénité autour du pont des trous.

Nous questionnerons le SPW sur les dimensions imposées.  Rappelons qu’Ecolo a voté contre le Plan d’alignement du quai Saint-Brice, quai Vifquin et quai Taille-Pierres dans le cadre de la mise à gabarits de l’Escaut, au Conseil Communal du 25 avril 16.  En effet, il nous semblait que les études du SPW n’étaient pas assez poussées et qu’un élargissement moins important aurait dû être envisagé.  La logique reste la même pour le Pont des trous. 

Ecolo a répondu positivement à la demande de moratoire de l’ICOMOS International jusque fin 2019 pour que des études et recherches puissent être approfondies.

Ecolo apportera aux tournaisiens une réelle transparence dans le dossier.  En effet, ceux-ci ont manifestés à plusieurs reprises leur mécontentement par manque de communication criant.  La population se sent flouée à juste titre, la consultation populaire ayant été très mal posée. 

Ecolo présentera aux tournaisiens le résultat du processus participatif.  Il s’agit donc de l’ensemble des aménagements, abords et pont, ainsi que les choix budgétaires.  Ce processus participatif était en soit enthousiasmant mais n’a pas su répondre à l’objectif, à savoir, fédérer la population autour du projet. Peu de personnes  y ont dès lors participé.  

Et pourtant, il nous semble que la démarche" au tour du Pont " a donné des éléments positifs notamment en ce qui concerne le traitement de tous les abords du pont : 

  • la liaison verte avec le parc de la Reine,
  • la passerelle en contrebas du Pont Delwart pour réaliser un passage cyclo-piéton,
  • le réaménagement et les nouvelles fonctions à donner aux deux tours laissées à l'abandon depuis longtemps
  • globalement la réappropriation de l'espace public qui se poursuivra au-delà du Pont des Trous vers le quai des Vicinaux et Casterman".

3) Quelles sont vos solutions pour la mobilité à Tournai et ses 29 villages ?

 C.L.  "L’enjeu est de rendre le trafic plus  fluide, sécurisée et respectueux de l’environnement : permettre le choix de son mode de déplacement en toute sécurité.

Aujourd’hui, c’est le tout à la voiture.  Or, c’est un enjeu essentiel en termes de santé publique et de mieux vivre ensemble ;  il faut encourager le multimodal et l’intermodal.

La mobilité doit se construire avec les habitants, les commerçants et les écoles.  Un nouveau plan de mobilité doit voir le jour. 

Une des priorités est de mieux réguler la circulation automobile.  Plusieurs mesures doivent être prises :

  • avoir des zones piétonnes plus grandes et modulables
  • dissuader le transit automobile
  • avoir parking de délestage autour de la ville, augmenter le nombre de parking pour PMR, limiter carte riverain aux quartiers, améliorer signalisation parking, gratuit ½ h
  • encourager le co voiturage
    Ensuite, il faut sécuriser déplacements PMR, cyclistes et piétons.  Pour ce faire, nous aurons :
  • Trottoirs plus larges, moins d’obstacles et revêtement adapté
  • Bandes cyclables sécurisées, continues,
  • Parking vélos sécurisés, box vélos pour habitants n’ayant pas d’endroits pour entreposer leurs vélos, vélos partagés
  • Créer une passerelle cyclo piétonne au Luchet
  • Plan mobilité avec et pour les écoles
  • Réhabiliter les sentiers et renforcer les Ravels
  • Intensifier et adapter les transports en commun
  • Limiter la vitesse à 30 km/h en ville et
    Plus spécifiquement pour les villages,
  • réhabiliter les sentiers au sein des villages et dans une liaison ville-village
  • prévoir des réducteurs de vitesse dans les villages
  • Sécuriser les carrefours d’entrée en ville".

4) Que préconisez-vous pour diminuer le sentiment d’insécurité en ville ?

C.L.  "L’accroissement des inégalités sociales génère des tensions et des frustrations qui sont souvent à l’origine de la délinquance elle-même source d’insécurité.

Mais, le sentiment d’insécurité est aussi lié à la qualité du cadre de vie au sens large : incivilités, tapage nocturne, agressions verbales, saleté de l’espace public, parking sauvage, urbanisme mal conçu,…

Un moyen de prévenir les phénomènes générateurs d’insécurité est de lutter contre l’exclusion sociale et la précarité.

Outre les forces de police dont la mission est de dissuader et de réprimer, de nombreux acteurs ont un rôle primordial à jouer afin de prévenir l’apparition des facteurs d’insécurité : éducateurs, enseignants, mouvements de jeunesse, animateurs culturels, clubs sportifs, associations, urbanistes,…".

Ecolo formera les enseignants aux méthodes de gestion des conflits, de manière à pouvoir éduquer les enfants et les jeunes à résoudre les conflits sans recourir à la violence, à leur apprendre le respect mutuel et le civisme.

Nous agirons sur l’espace public en mettant en œuvre des projets qui répondent aux besoins des habitants, qui embellissent leur cadre de vie et qui créent un sentiment de bien-être. 

Nous privilégions également une politique de prévention et de réparation  qui aura de biens meilleurs résultats à long terme qu’une simple " punition ".

Nous créerons un groupe de travail " prévention et sécurité " où tous les acteurs de terrain pourront apporter leur expérience, où des initiatives originales pourront être mises sur pied grâce à la collaboration des différents acteurs.

Nous veillerons à avoir une police (encore plus) de proximité, à pied ou à vélo, dotée d’effectifs suffisants. 

Nous engagerons des cantonniers pour les villages".

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK