Cinq licenciements secs aux A.L.E. de Quévy

Un specimen de Titre-Service
Un specimen de Titre-Service - © Belga - Sodexo Handout

Pour les cinq personnes concernées, la nouvelle est tombée quelques jours avant Noël en même temps que la justification sans appel du Président du Conseil d’Administration qui présente les comptes dans le rouge de l’asbl.

Une justification que contestent les syndicats et quelques membres de ce Conseil d’Administration qui dénoncent une gestion "à la petite semaine" d’une asbl qui a grandi trop vite. L’asbl A.L.E. de Quevy emploie aujourd’hui 53 personnes, essentiellement des femmes, qui effectuent du travail de repassage et de nettoyage sous le régime des titres-services.

Les inquiétudes ont commencé à poindre il y a tout juste un an et n’ont cessé de croître depuis cette date jusqu’à l’annonce faite par la direction de devoir réduire, puis purement et simplement supprimer, les chèques-repas. Un souhait évidemment décliné par les syndicats.

Les cinq licenciements ont suivi, question de survie pour l’entreprise, assène le Président Ronald Wauquier pour justifier sa décision de licencier, seule alternative, pour lui, au refus des syndicats de renoncer aux chèques-repas.

Pour les syndicats le problème est plus fondamental, la gestion est vraiment en cause et, pour eux, ces cinq licenciements ne suffiront pas comme l’explique cette travailleuse "certains clients doivent de l’argent, des titres, à l’A.L.E., ils ne nous les donnent pas et nous on continue à aller travailler, or sur les contrats signés c’est bien écrit qu’on doit avoir nos titres-services après chaque prestation".

Le Permanent FGTB Constant Karamanis enfonce le clou en dénonçant le fait que les titres-services reçus n’ont pas tous été encodés et n’entrent donc pas dans les caisses "il y a pour près de 25.000 euros d’argent qui dort, précise-t-il, donc avant de faire des économies sur le dos des travailleuses il faut d’abord avoir une gestion impeccable".

De nouveaux administrateurs de l’asbl ne disent pas autre chose en pointant des dépenses injustifiées et réclament en urgence un Conseil d’Administration.

Manu Delporte, Vincent Clérin

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