Cinq ans, dont deux ans de prison ferme, pour un incendie volontaire à Châtelet

La quatrième chambre correctionnelle de la cour d'appel du Hainaut a réformé, jeudi, un jugement qui avait condamné une femme d'une peine de six ans de prison ferme pour un incendie volontaire commis en juin 2020 à Châtelet. F.D écope d'une peine de cinq ans, assortie d'un sursis probatoire de cinq ans pour ce qui excède deux ans de prison ferme. Elle était détenue depuis les faits.

Le feu avait été bouté devant une habitation située le long de la rue Maréchal Foch, la nuit du 5 au 6 juin 2020, vers 01h00.

Un témoin avait vu l'incendiaire. Il s'agissait d'une femme, encapuchonnée dans un sweat-shirt, qui a déversé de l'essence sur le volet en bois de la maison avant d'y bouter le feu et de prendre la fuite.

Ce témoin avait eu le temps d'avertir les habitants de la maison.

L'incendiaire a pu être identifiée rapidement. Elle était montée dans une voiture immatriculée à son nom, filmée par les caméras urbaines sur la place d'Arenberg. Elle a été interpellée chez sa mère.

Selon l'accusation, le fils des propriétaires de la maison incendiée avait une dette à l'égard de la jeune femme. Comme il refusait de rembourser, elle s'est vengée.

En appel, Me Yannick Balsarini avait plaidé un sursis probatoire. La cour y a fait droit mais pour ce qui excède deux ans de détention.

La voiture de la condamnée a été confisquée.

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