Cinq ans après l'expulsion, le bâtiment du Gesù à Saint-Josse est toujours vide

Cinq ans après l'expulsion, le bâtiment du Gesù à Saint-Josse est toujours vide
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Cinq ans après l'expulsion, le bâtiment du Gesù à Saint-Josse est toujours vide - © Tous droits réservés

Il y a cinq ans, les 220 occupants de l'ancien couvent du Gesù, en face du Botanique, étaient délogés. Pendant plusieurs années, cet immeuble vide de St-Josse avaient été occupé par des familles précarisées. Mais la dégradation des lieux et de la sécurité a poussé le bourgmestre à ordonner l'expulsion. Aujourd'hui, cinq ans plus tard, l'immeuble est pourtant toujours vide et diverses ASBL dénoncent la situation.

"Certes à l'intérieur, il y avait des problèmes. Mais au lieu d'aider les occupants pour leur permettre de rester encore sur place jusqu'au début des travaux, dans de bonnes conditions, l'Etat, personnifié ici par le bourgmestre de Saint-Josse, a préféré mettre tout le monde dehors", dénoncent 8 signataires dont la Fédération Bruxelloise de l'Union pour le logement.

Et précisent par ailleurs: "Il y a beaucoup d'occupations d'immeubles vides à Bruxelles. Trop souvent il s'agit aussi et surtout de la seule option de relogement quand on n'a pas ou peu de revenus." C'est pourquoi, ajoutent-ils, "nous demandons en vertu d'un principe de solidarité élémentaire que soit consacré le fait qu'une occupation précaire ne pourra être mise à mal tant que le projet immobilier ne sera pas sur le point d'être mis en oeuvre et sans que des possibilités de relogement aient été dégagées pour tous les occupants."

Le bâtiment pas prêt d'être transformé

Les signataires demandent par ailleurs la fin de la loi anti-squat de 2017 et le rachat du bâtiment Gesu par la Région bruxelloise pour en faire des logements sociaux. Et ce, "en accordant la priorité du relogement aux expulsés du Gesù toujours en recherche d'un logement stable et décent."

Le Couvent du Gesu n'est toutefois pas prêt d'être transformé. Un recours contre le permis d'urbanisme est toujours pendant. Il avait été introduit par l'Arau (l'Atelier de Recherche et d'action Urbaines) et Inter-Environnement Bruxelles. Le Conseil d'état devrait trancher prochainement.

Archive : JT 04/11/2013

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