Chimay : du gaz naturel aussi dans les coins reculés grâce à cette innovation

C’est, a priori, une grosse citerne de gaz. Sauf qu’ici on ne parle pas de butane/propane mais de méthane. Le gaz naturel qu’on retrouve dans les réseaux gaziers en ville. Michaël Guerlus est responsable de la transition énergétique chez Engie Solution. Il précise "qu’ici, le gaz est liquide et stocké à -160 degrés. L’avantage de conserver le gaz sous cet aspect liquide, c’est qu’on peut stocker une grande quantité d’énergie dans un espace limité." Le gaz est ensuite transformé dans la chaufferie en électricité ou en chaleur pour l’eau sanitaire du centre d’hébergement pour adultes porteurs de handicap, l’Albatros. Cette solution permet donc d’alimenter les régions blanches (non desservies par le réseau de gaz).

Jusque-là, vu son éloignement géographique, l’Albatros était condamné à se chauffer au mazout. Le gaz naturel coûte moins cher et dégage beaucoup moins de CO2. La citerne doit être remplie 9 fois par an en moyenne par camion. "On propose de petites installations locales pour un home, un bâtiment public ou un village. On propose aussi des pompes pour recharger les véhicules qui roulent au CNG."

Bientôt un gaz local et durable

Pour le moment, le gaz livré dans cette citerne est encore celui qui vient des plates-formes pétrolières en mer. "Mais d’ici quelques années, on pourra livrer du biogaz. Il y a déjà plusieurs producteurs de gaz en Hainaut et le réseau va encore se développer. L’idée c’est donc d’avoir un gaz local. Naturellement présent dans les anciens conduits miniers par exemple mais aussi produit par la bio méthanisation grâce aux déchets des agriculteurs ou des centres de tri." En attendant, Engie espère vendre son concept dans toute la botte du Hainaut. Où les conduites de gaz en sous-sol n’existent pas.

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