Chiffres de l'immobilier: le Hainaut reste la province la moins chère

Les conditions pour acheter ont encore été très favorables en 2017
2 images
Les conditions pour acheter ont encore été très favorables en 2017 - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Les notaires du Hainaut viennent de présenter les dernières tendances des chiffres de l’immobilier pour l’année 2017, pour les régions de Mons-Borinage, de Charleroi et du Centre. L’activité immobilière dans le Hainaut connaît sa quatrième hausse en 5 ans: en 2017, elle a augmenté de 0,4% dans notre province. C’est un peu moins que la moyenne nationale, qui est de 0,8%.

Il faut dire que le contexte est resté favorable pour acheter et vendre. Les taux d’intérêts restent toujours intéressants. Les montants empruntés par les Belges en 2017 s’élevaient d’ailleurs en moyenne à 154.000 euros. L’amnistie sur les infractions urbanistique, pour les travaux réalisés avant le 1/03/1998, a eu une influence sur les prix de vente. Enfin, en ce qui concerne la fiscalité, le taux de 15% sur la 3e unité d’habitation a été supprimé et les nouveaux propriétaires d’une habitation unique bénéficient désormais d’un abattement des droits d’enregistrement.

Des appartements à la hausse à Mons

Alors que la tendance est toujours à la hausse dans le reste du pays, les prix des biens restent plutôt stables dans le Hainaut. Et ils y sont aussi les plus bas: 145.000 euros en moyenne pour une maison, contre 240.000 euros. Les appartements hennuyers se négocient quant à eux à un prix moyen de 133.000 euros. C’est à Mons que l’on observe l’augmentation la plus notable : les appartements y sont même plus chers que les maisons. "Cela s’explique par la promotion immobilière et le nombre d’appartements neufs qui y sont vendus. Le niveau de prix est donc forcément plus élevé. A ce prix s’ajoute aussi la TVA, qui va faire flamber les prix par rapport aux appartements d’occasion", précise Me Sylvain Bavier, notaire à La Louvière.

Certaines communes, comme Lens Jurbise, ou des communes du sud de Charleroi ou de l’arrondissement de Soignies, ont toujours le vent en poupe. La commune rurale Quévy séduit aussi de plus en plus d’acheteurs: "C’est une commune verte, agréable, d’où l’on accède facilement à l’autoroute, et où les prix restent accessibles par rapport à d’autres communes-phares de la région montoise, telles que Saint-Symphorien, Spiennes, Harveng ou Nouvelles, qui sont aussi extrêmement prisées", poursuit le notaire.

Charleroi dans l’expectative

Les prix restent bas dans le Borinage (Quaregnon, Colfontaine, Quiévrain) et dans le sud de la province (Erquelinnes, Merbes, Froidchapelle, Momignies). A Charleroi aussi, les prix restent fort intéressants pour qui souhaite investir : en 2017, on a même constaté une légère baisse des prix. "Je pense que Charleroi va vers un mieux, note Me Nicolas Romain, notaire à Anderlues. Il y a peut-être une lenteur au démarrage mais beaucoup d’immeubles sont en cours de construction. On va donc vers du positif. Il faut que les premières ventes se fassent pour que le bouche-à-oreille fonctionne et que les gens décident d’investir". Selon les notaires, on devrait vraiment ressentir les effets de la rénovation urbaine et de la redynamisation de la ville sur l’immobilier d’ici deux ou trois ans.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK