" Chièvres on air " : festival électro fin juin sur fond de polémique

Déjà un site internet pour un festival qui vient d'être annoncé, mais une programmation encore en discussion
Déjà un site internet pour un festival qui vient d'être annoncé, mais une programmation encore en discussion - © chievresonair.be

Chièvres, petite commune de 7000 habitants en Wallonie Picarde manquait d’un véritable événement pour la jeunesse. Le bourgmestre socialiste, Bruno Lefèbvre a donc décidé de réparer cette lacune, avec un festival électro.

Il annonce un festival avec de grandes pointures, et surtout accessible financièrement. Il se targue d’ailleurs de proposer le festival le moins cher du pays avec des pass à 35 euros pour deux jours, camping et parking gratuits. L’événement doit se tenir le 26 et 27 juin sur la Grand-place de Chièvres. Pas encore de pointure officiellement annoncée, les négociations sont encore en cours, mais le bourgmestre promet de grands noms, dans un genre encore peu exploité en Wallonie Picarde. Le site internet créé pour l’occasion annonce déjà Kid Noize et Henri Pfr.

Ce qui a suscité la polémique, c’est le coût de l’événement. 200.000 euros de budget global et la commune mettrait 30.000 euros de sa poche. Le MR, dans l’opposition, s’affole de ces montants. " Surtout pour une petite commune comme Chièvres. A titre de comparaison " explique Claude Demarez, conseiller MR, " Charleroi, 200.000 habitants, verse 35.000 euros pour le festival du rire de Francois Pirette, Braine-le-Comte 25.000 pour le festival de Ronquières "

Autre souci pour le MR, l’intervention d’une ASBL inconnue au bataillon dont le siège social est basé en province de Luxembourg.

Le bourgmestre socialiste, Bruno Lefèbvre, se scandalise de ces critiques : " le MR n’a jamais pris aucune initiative pour un événement d’ampleur et la critique est donc facile. Pour les montants, il faut savoir que le festival sera en partie financé par la fédération Wallonie Bruxelles, et que de gros sponsors sont annoncés."

Un organisateur d’événements chiévrois, Dorian Peremans, lui a avalé de travers en apprenant l’existence de ce nouvel événement à Chièvres. Il organise pour la troisième fois le festival de DJ, Summerday Festival à …. Brugelette, la commune voisine, car dit-il " A Chièvres, on a refusé tous mes projets jusqu’ici. Je ne suis pas contre un nouvel événement, sûrement pas, mais je m’étonne qu’on ne m’en ait pas parlé. D’autant que lors de la précédente édition du Summerday Festival, lors du passage de Quentin Mosimann, un échevin chiévrois était présent et m’a dit que je devrais organiser ce genre d’événements dans la commune. Ce ne serait pas de refus, mais jusqu’ici à Chièvres n’a jamais accepté mes projets. "

Bruno Lefèbvre se défend d’avoir voulu exclure un citoyen de l’organisation mais explique qu’il fallait, pour lancer un événement de grande ampleur, prendre toutes les garanties de professionnalisme. " Nous avons créé une ASBL indépendante, transparente, dans laquelle figurent deux habitants de Virton très connus pour l’organisation d’événements de qualité, par ailleurs la commune est présente, via un de mes collaborateurs ".

Quoi qu’il en soit le festival promet d’être à la hauteur, rien qu'avec sa thématique : l’aviation. Scène en forme d’hémicycle, décor en réplique d’avion à l’atterrissage, sensation 3D, écran Led pour figurer le tableau d’affichage d’aéroport, ticket en forme de billet d’embarquement. Chièvres a décidé de profité de la présence de la base américaine et de l’aéroport militaire pour faire le buzz.

Manu Delporte

 

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