Cherche 8.000 chauffeurs poids lourds en Belgique

Cherche 8.000 chauffeurs poids lourds en Belgique
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"Cherche chauffeurs poids lourds." Ce type d'annonce se multiplie. Par contre, les candidats ne font pas la file. De nombreux postes restent vacants dans le secteur en Belgique. Il en faudrait d'ailleurs 30.000 de plus partout en Europe. Le constat est fait depuis longtemps chez Michel Logistics à Houdeng Goegnies. C'est un immense entrepôt en bordure d'autoroute. Quelque 220 camions assurent un balai interminable d'allers-retours. Ici on a lancé dix offres d'emploi en janvier et on n'a reçu que trois réponses.

Fabrice est chauffeur depuis 26 ans. Son camion c'est sa vie. Il passe une nuit sur deux chez lui et l'autre dans son camion. "Je suis tellement bien ici que je suis toujours en chaussettes". Un rythme qui lui convient. Il passe une nuit dans son camion et une nuit à la maison. "Hier je suis parti à Paris et j’ai dormi là-bas. Je suis reparti à 5heures ce matin jusque ici et je dois repartir vers les Pays-Bas maintenant." On imagine toutes les difficultés à allier cette vie et la famille.

Et effectivement ce mode de vie ne séduit plus les jeunes. Le patron Didier Michel confirme : "S’il faut emmener les enfants au football et tout gérer et bien on n’est plus prêt à partir pendant une semaine. Mais celui qui veut travailler, il va trouver du boulot chez nous." Et pourtant ces dernières années, on n’avait plutôt l’impression que le secteur était bouché et que les chauffeurs de l’Est avait envahi le marché. "Mais là-bas non plus, on ne trouve plus de chauffeur", explose Didier Michel.

Simple logique, si les candidats font défaut, pourquoi ne pas proposer des salaires plus élevés pour les attirer ? "Impossible, impayable. Nous avons déjà 59% d’impôt sur les salaires." Et si le problème était là. Personne ne veut payer plus cher sa livraison, personne ne veut augmenter les salaires ou soulager les rythmes de travail. Mais personne ne comprend pourquoi les jeunes se détournent de ce métier.

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