Cheratte: réhabilitation du site du charbonnage du Hasard

Cheratte: site du charbonnage du Hasard
2 images
Cheratte: site du charbonnage du Hasard - © rtbf.be

A Cheratte, le site du charbonnage du Hasard va enfin être réhabilité. A l'abandon depuis plus de 35 ans, les bâtiments tombaient en ruine au milieu du village. La SPI, l'agence de développement économique de la province, a avancé 150.000 euros pour acquérir les 13 000 mètres-carré du site. Un budget d'environ deux millions est prévu pour les travaux de démolition et de dépollution. C'est le ministre Philippe Henry qui est à la base de cette expropriation. Elle devrait permettre enfin aux pouvoirs publics de penser le réaménagement du quartier de Cheratte-bas en bord de Meuse.

A Cheratte, le charbonnage à l'abandon depuis 77 est vite devenu un chancre. Comme l'explique Marcel Neven, bourgmestre de Visé."Nous pensions, au moment de la fermeture que assez rapidement on allait trouver une solution pour relancer Cheratte. Cela ne s'est pas produit pour un tas de raisons".

A l'origine, c'est un promoteur immobilier flamand qui rachète le site à bas prix. Il espérait faire des bénéfices en démantelant le charbonnage pour y récupérer les structures métalliques. Mais certains bâtiments ont été rapidement protégés. Le conflit entre le propriétaire et les autorités publiques a duré plus de 35 ans.

Aujourd'hui, c'est la SPI qui est enfin chargée de réhabiliter le site. Thomas Chevau (chargé de projet):"Il y a une volonté des habitants avec qui nous discutons de rayer une partie du charbonnage pour dégager des perspectives et surtout casser l'image du village véhiculée par ce site. Au niveau de la démolition des bâtiments il y en a qui sont classés au niveau du patrimoine. Ce sont des bâtiments qui ont un style néogothique qu'on peut apercevoir depuis la voierie. Ceux-là sont, quoiqu'il arrive, maintenus. Nous réfléchissons maintenant au maintien d'autres bâtiments potentiels, notamment la lampisterie qui est à front de voierie".

"On aurait pu faire le musée de la mine là, rappelle Marcel Neven. Mais puisqu'il est à Blegny, je crois que tout ne doit pas être garder. On peut y faire de l'habitat, on peut y faire du commerce et également des PME".

En attendant, le site à l'abandon est interdit d'accès. Il a été sécurisé pour éviter tout accident.

Erik Dagonnier

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK