Châtelet : les maîtres potiers espèrent une reconnaissance officielle

A la poterie Biron, la relève est assurée: Clovis Lambert peut compter sur son fils Sébastien pour poursuivre l'activité
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A la poterie Biron, la relève est assurée: Clovis Lambert peut compter sur son fils Sébastien pour poursuivre l'activité - © rtbf-Grégory Fobe

Autrefois internationalement reconnue pour ses poteries, la région de Châtelet ne compte aujourd’hui plus que trois ateliers. Afin de préserver ce patrimoine, une demande de reconnaissance officielle a été introduite il y a quelques jours auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

" Ce qu’on souhaite c’est d’être reconnu comme artiste, explique Sébastien Lambert de la poterie Biron. Ça nous permettrait d’avoir plus de notoriété, plus de visibilité. En plus, en cas de reconnaissance, on pourrait éventuellement espérer un soutien financier grâce à une réduction de la TVA qui passerait de 21 à 6%.  "

Sébastien, 48 ans est un passionné. Il a grandi dans l’atelier de ses parents.  Son père, Clovis Lambert a commencé à travailler comme maître potier dans les années 60 : " A l’époque, il y avait du boulot : des sites touristiques comme les grottes de Han commandaient des chopes, des beurriers et d’autres objets souvenirs que nous réalisions ici. "   

Aujourd’hui le contexte est bien différent : la demande a chuté et il faut aussi faire face à la concurrence asiatique qui produit des poteries à moindre coût.

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