Charlie Hebdo: l'auteur des menaces contre des librairies de Jette court toujours

Le numéro de Charlie Hebdo dit "des survivants".
Le numéro de Charlie Hebdo dit "des survivants". - © SIA KAMBOU - AFP

Plus d'un an après les faits, l'auteur des menaces contre des librairies de Jette court toujours. A la mi-janvier 2015, au moins quatre points de vente de la commune recevait un étrange courrier anonyme. Celui-ci, rédigé en français mais se référant à Allah menaçait les gérants et leur personnel s'ils vendaient le numéro de Charlie Hebdo dit "des survivants", imprimé quelques jours à peine après les attentats ayant visé la rédaction du journal satirique. En une de cette édition, une nouvelle caricature du prophète Mahomet et ce message: "Tout est pardonné"

Selon le parquet de Bruxelles, l'enquête pour retrouver l'auteur de ces courriers "est toujours en cours". Une ou plusieurs pistes sont-elles pour l'instant explorées? Certainement, auquel cas le dossier aurait été classé. Reste qu'à l'époque, vu le contexte terroriste, le parquet promettait de résoudre rapidement cette affaire. "Le parquet de Bruxelles prend l’envoi de ces quatre lettres très au sérieux et va mettre tous les moyens techniques à sa disposition (analyse d’images de caméras de vidéosurveillance, enquêtes téléphoniques, etc.) pour retrouver l’auteur. Ce dernier sera poursuivi en cas d’identification. Dans le contexte actuel, ce type d’acte est intolérable", indiquait en janvier 2015 Laurens Dumont, porte-parole du parquet de Bruxelles.

Un contexte stressant

Du côté des libraires, un an après, on s'étonne de l'absence de résultats au niveau de l'enquête. Comme chez Lectura, place Werrie, qui avait été menacé: "C'est bizarre que l'enquête ne donne toujours rien. A l'époque, il faut avouer qu'on n'avait pas pris ces menaces très au sérieux. Mais vu le contexte actuel et les récents attentats à Paris, on ne serait plus très tranquille si une telle chose devait se reproduire." Ce libraire a toujours vendu Charlie Hebdo et n'entend pas renoncer. "Si on renonce, on va finir par céder pour tout le reste aussi.

En janvier 2015, à la réception des lettres de menaces, la police de la zone Ouest avait dépêché des hommes devant les commerces visés. "La police n'est restée qu'un ou deux jours", se souvient-on chez Lectura.

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