Charleroi : Pas de prison pour les gilets jaunes qui avaient préparé des engins explosifs

Ils sortent tous libres du tribunal correctionnel de Charleroi. Ce mardi, six personnes attendaient leur jugement dans une affaire sensible liée aux gilets jaunes. Ils étaient suspectés d’avoir construit et caché des engins explosifs. Tout commence sur le rond-point de Couillet avec l’arrestation en mars dernier d’un homme qui avait dans son sac à dos des engins suspects.

Après enquête, six personnes sont renvoyées devant le tribunal. Quatre hommes qui ont préparé les bombes et planifié de les utiliser à Feluy contre les forces de police. Et deux femmes : la compagne d’un des prévenus et sa mère. Elles étaient accusées d’avoir caché le sac dans le fond de leur jardin en connaissance de cause.

Des morceaux d'aluminium et des flammes de deux mètres de haut

Les avocats ont bien tenté de demander des peines légères : suspension de prononcé ou peines de travail pour éviter le casier judiciaire. Mais les faits n’ont pas apaisé le juge. Les engins explosifs ont été construits sur base de vidéos trouvées sur le Web. Il y a eu des réunions entre les prévenus pour en parler et valider l’opération. Il y a eu des tests aussi. Des engins ont été testés et l’exercice filmé sur smartphone. Les flammes montent à deux mètres de haut et des morceaux d’aluminium projetés dans les airs.

Seules les deux femmes s’en sortent avec une suspension du prononcé. Les quatre autres écopent de 30 à 36 mois de prison avec sursis. L’un d’entre eux est condamné à la prison ferme parce qu’il ne s’est jamais présenté aux audiences. L’avocate ira en appel de cette décision pour obtenir un sursis également.

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