Charleroi: les portraits de Jonathan De Cesare bientôt au prestigieux Rijksmuseum d'Amsterdam

Entre le spectateur et l'oeuvre... tout passe par le regard, selon Jonathan De Cesare.
3 images
Entre le spectateur et l'oeuvre... tout passe par le regard, selon Jonathan De Cesare. - © Nicolas Rondelez - RTBF

Voir ses toiles exposées dans un prestigieux musée d'Amsterdam. C'est le rêve que s'apprête à vivre un peintre carolo. Jonathan De Cesare admire la peinture flamande. Il a remporté un concours qui lui permettra d'exposer ses œuvres au Rijksmuseum, pas très loin de celles de son artiste favori, Rembrandt.

Depuis 10 ans, cet ancien photographe de presse -également musicien- peint à plein temps. Une marque de peinture l'a sélectionné avec douze autres artistes du monde entier. Ils seront exposés au Rijksmuseum d'Amsterdam l'année prochaine. Jonathan De Cesare est honoré. "Pour moi, c'est un des plus beaux musées du monde. Un musée qui a une âme et qui expose tout ce que j'aime."
 

Ce qu'il aime surtout réaliser, ce sont des portraits. Des tableaux où le regard joue un rôle important. "On dit tout au travers d'un regard. J'essaie de faire beaucoup de visages pour que les regards offrent une émotion aux gens. Et qu'il y ait un partage entre le spectateur du tableau et le personnage qui y figure." En parlant de regard, celui de Jonathan est particulièrement lumineux, lui fait-on remarquer.

Des yeux bleus, mais pas nécessairement les siens

Est-ce que le propre regard de l'artiste se retrouve dans ses tableaux ? La question le fait sourire: "On me demande souvent si c'est des autoportraits. Après, je trouve que c'est sympa de peindre des yeux bleus, parce que le bleu ressort toujours plus que des yeux bruns. Maintenant, dire que je m'inspire de mes yeux..."

Son goût pour le dessin ne date pas d'hier. Il remonte carrément à l'enfance. Sa maman était coloriste de bande dessinée. "Quand j'étais petit, chez moi, y avait des dessins partout. C'était plus naturel pour moi de prendre un crayon pour dessiner que pour apprendre à écrire".

Coup de pouce vers la reconnaissance ? 

Cette opération publicitaire pourrait l'aider à se faire connaître et reconnaître. Le peintre de 36 ans rêve d'une carrière... mais ne cherche pas le succès à tout prix. "Je peins ce que j'aime et ça plaît ou ça ne plaît pas. Voilà. C'est pour ça que l'émotion peut être plus forte. Parce que quand ça plaît, ça plaît vraiment, je pense."

Et pour voir si ça vous plaît, à vous... rendez-vous par exemple à Amsterdam... en avril 2020.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK