Charleroi : la grève des travailleurs contre l'accord interprofessionnel est bien suivie

A l'appel de la FGTB, les travailleurs carolos bloquent la plupart des entreprises.
A l'appel de la FGTB, les travailleurs carolos bloquent la plupart des entreprises. - © Belga

A l'appel de la FGTB, les actions de blocage ont débuté à Charleroi dans les différents secteurs, dès 06h00 du matin. Le mouvement a touché la plupart des entreprises publiques ainsi que toute la sidérurgie carolo, les transports et les commerces. La manifestation qui a suivi a réuni près de 2000 personnes dans les rues de Charleroi.

Depuis 06h00 ce vendredi matin, la plupart des entreprises carolos sont à l’arrêt. L’appel est donc largement suivi, tous secteurs confondus.

Daniel Piron, secrétaire régional de la FGTB Charleroi : "Des secteurs comme le verre par exemple sont complètement à l’arrêt. Les fabrications métalliques, la sidérurgie, les entreprises de travail adapté (dans le nettoyage et le logement), les commerces aussi sont à l’arrêt. Il y a des piquets devant les services publics dans la région de Charleroi."

Les bâtiments administratifs et les hôpitaux publics aussi sont touchés. "Exact, nous confirme Daniel Piron, l’ONEM est bloqué, le CPAS, le centre administratif de la Ville de Charleroi, l’Hôtel de Ville, les hôpitaux… Le mouvement d’aujourd’hui est une grande réussite.’’

Une petite précision au niveau des hôpitaux : les services fonctionnent tout de même, c’est une obligation légale. "Le service minimum est d’application. Je ne dis pas que tout sera complètement à l’arrêt mais il y aura bel et bien des perturbations puisque les travailleurs rejoindront la manifestation.’’ Une manifestation qui a démarré sur le coup de 10h30 dans les rues de Charleroi et qui s'est terminée par un rassemblement sur la place du Manège vers 12h – 12h30. 

Selon notre estimation, les manifestants étaient près de 2000 à s'être réunis dans le centre-ville. Des manifestants habillés, en grande majorité, aux couleurs de la FGTB. Seuls quelques affiliés de la CSC et de la CGSLB sont venus soutenir le mouvement.


 

Cédric Loriaux, Xavier Van Oppens

 

 

 

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