Olympic de Charleroi : faillite prononcée devant le tribunal de commerce

Sauf nouveau sursis, l’Olympic devrait bien être mis en faillite ce lundi matin.
Sauf nouveau sursis, l’Olympic devrait bien être mis en faillite ce lundi matin. - © Belga

Le couperet est tombé pour le club de foot de l’Olympic. La faillite a été prononcée peu avant midi devant le tribunal de commerce de Charleroi. L’administrateur provisoire, Me Pierre Cornil, arrête sa mission et un curateur a été nommé par la justice. Les jeunes devraient pouvoir rejouer assez rapidement.

L'administrateur provisoire, l'avocat du club de foot et le parquet se sont rejoints lundi devant le tribunal de Commerce de Charleroi. Ils ont estimé que la seule solution, pour Le Royal Olympic Club Charleroi Marchienne, était la déclaration de faillite. Elle a donc été prononcée par le président du tribunal de Commerce.

Criblé de dettes, le matricule 246 avait été placé en interdiction d'activités sportives par l'Union belge il y a deux semaines. Et l’argent de l’investisseur anglais se faisait attendre. On voyait donc mal ce qui aurait pu empêcher la faillite.

Ce matin, l'administrateur provisoire du club depuis le 9 août, Me Pierre Cornil, a rappelé l'endettement important du club. Il a aussi évoqué les promesses du manager Peter Harrisson, répétées lors de la dernière assemblée générale du club, d'injecter 100 000 euros le 30 septembre, 100 000 autres le 30 octobre, et 100 000 encore quelques jours après. Or, rien n'a été versé jusqu'ici. La concrétisation de ces promesses était pourtant indispensable à la procédure de réorganisation judiciaire envisagée.
Actuellement, la dette envers l'ONSS est de 262 000 euros et de 100 000 euros envers les contributions. Depuis des mois, staff et joueurs n'ont pas été payés et cela a amené l'Union belge à interdire le club d'encore prester.
Après avoir souligné que l'endettement n'était pas uniquement le fait des responsables actuels, ni du financier défaillant, l'avocat du club, Me Jean-Pierre Deprez, a souligné que, si l'investisseur anglais jetait le gant, il ne se trouvait personne derrière lui. Il a encore annoncé que peu d'investisseurs se manifestaient actuellement. Le parquet a également estimé que la faillite devait être prononcée. C'est donc ce qu'a fait le président du tribunal, M. Jean-Philippe Lebeau. C'est Me Alain Fiasse qui a été désigné comme curateur.

Le 22 septembre dernier, tout le monde – ou presque – reprenait espoir à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire. Présent à table, l’investisseur Peter Harrison promettait l’arrivée rapide d’argent frais pour permettre à l’Olympic de poursuivre ses activités. 300 000 euros devaient arrivés en trois tranches pour vendredi dernier mais, une fois de plus, les promesses du Britannique sont restées lettre morte.

Le 5 septembre dernier, l’avocat du club, Jean-Pierre Deprez, avait obtenu un ultime sursis de la justice. Objectifs : gagner du temps et surtout trouver de l’argent pour ce lundi 10 octobre.
En 5 semaines, rien ne s’est arrangé, au contraire. Les suiveurs du club ont une fois de plus été roulés par les promesses non tenues de Harrison.

La seule perspective crédible reste l’école des jeunes. Le secrétaire général de la Fédération et le ministre Antoine se sont emparés du dossier. Les jeunes pourraient donc reprendre le chemin des terrains d’ici peu, peut-être ce 22 octobre.

Daniel Barbieux & David Riffont
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