Charleroi et Thuin veulent réduire le temps de travail de leurs agents communaux

Charleroi et Thuin veulent réduire le temps de travail de leurs agents communaux
Charleroi et Thuin veulent réduire le temps de travail de leurs agents communaux - © BRUNO FAHY - BELGA

Réduire le temps de travail pour les agents communaux âgés de plus de 60 ans et qui exercent un métier avec une pénibilité importante, c'est la proposition de Paul Magnette. Le bourgmestre de Charleroi l'a annoncé jeudi soir dans Jeudi en prime.

"Quand vous êtes un ouvrier en voirie qui doit travailler avec des dameuses et qui doit porter des charges très lourdes ou le personnel qui entretient les bâtiments, dans les cimetières c’est des gens qui passé 60 ans sont fatigués, qui vont avoir des maladies chroniques", défend Paul Magnette.

L’idée serait donc de leur permettre de travailler quatre jours à la place de cinq pour le même salaire. Ce projet de l’ancien Ministre-président de la Wallonie s'étalera sur deux ans et devrait s'étendre, s'il est concluant, à l'ensemble du personnel communal. Coût de la mesure : 350.000 euros.

36 travailleurs concernés à Charleroi

La ville de Charleroi compte 5000 travailleurs. 36 d'entre eux sont directement concernés par cette réduction et les travailleurs du CPAS bénéficieront aussi de cet accord.

Mais la mesure impacte directement l’organisation des travailleurs qui doit dès lors être adaptée. Chacun pourra choisir soit entre une journée de travail en moins par semaine soit deux demi-journées.

Philippe Barbion, Secrétaire régional CGSP, a participé aux discussions pour mettre en place cette réduction du temps de travail. La préférence du syndicaliste tend vers la deuxième option : "Nous on a privilégié le fait que les ouvriers puissent prendre des demi-journées. Je pense que c’est important pour eux mais c’est important aussi pour les autres travailleurs parce qu’il ne faut pas que la charge de travail soit reportée sur eux".

Une évaluation est prévue tous les six mois. "Il y aura un débriefing pour voir les avantages, les inconvénients et ce qui pénalise éventuellement les services, etc.", indique Philippe Barbion.

Une idée qui intéresse Thuin

Une évaluation régulière de la mesure, pour en analyser les impacts à des degrés divers. Mais le projet pilote de Charleroi inspire déjà d’autres communes hennuyères. À Thuin, le bourgmestre Paul Furlan souhaite même encore aller plus loin et appliquer une réduction du temps de travail de 38 à 36 heures pour l’ensemble du personnel communal.

"Il ne s’agit en rien d’un cadeau, finalement je dirais que c'est presque une position égoïste pour l’administration communale. C’est rendre du bien-être, rendre du temps libre pour augmenter la motivation au travail et rendre un meilleur service aux citoyens", pour le socialiste. Un projet d'accord qui doit encore être finalisé.

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