Charleroi et sa large périphérie : les architectes veulent être entendus

Charleroi : les architectes veulent être entendus
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Charleroi : les architectes veulent être entendus - © Tous droits réservés

C'est une vieille dame de 117 ans, mais l'Association Royale des Architectes de Charleroi, l'ARAC, est toujours bien active. A sa tête un comité fraîchement élu qui voudrait un peu plus encore rassembler les architectes de Charleroi et de sa très large périphérie, mieux communiquer vers le public sur le rôle essentiel de cette profession et pouvoir, de manière constructive, émettre des avis sur les très nombreux projets de ré-urbanisation, de développement, de ré-affection,... depuis Charleroi jusqu'au bout de la botte du Hainaut. Trois axes de travail pour dynamiser les activités de cette association, née en 1911 dans le cadre de l'exposition internationale de Charleroi.

 

Un lieu de rencontres et de services gratuits pour les candidats bâtisseurs

Pour être conseiller en matière notariale, direction la maison des notaires. Pour rencontrer le monde industriel, celle de l'Industrie. Pour un avocat, l'Ordre du Barreau... etc.

Les architectes, eux - 50 membres actifs au sein de l'association mais plus de 250 professionnels actifs pour Charleroi Métropole - ne disposent pas de ce type de "maison" pour leur corporation. C'est pourtant à travers cet outil qu'ils espèrent au plus vite délivrer des conseils gratuits aux candidats bâtisseurs. Du rôle de l'architecte, aux permis et obligations légales, en passant par les primes, les matériaux, les systèmes d'isolation, de chauffage,... ce lieu d'échange permettrait aux architectes d'aider efficacement chaque particulier dans un dédale souvent complexe lorsqu'il s'agit de construire.

L'association est actuellement à la recherche d'un bâtiment disponible à Charleroi ou sa proche périphérie pour y développer ce lieu de services.

 

Participer activement au grands projets.

" Quand ont parle d'architecture, on considère trop souvent l'enveloppe d'un bâtiment ou ensemble de bâtiments. Mais les grands chantiers en cours à Charleroi vont modifier le tissus urbain pour 30, 40 voire 50 ans. Mais le nouveau bâti a également une incidence culturel et sociologique pour la population qui y vit", explique Dominique Primucci, secrétaire de l'ARAC. "Ces grands projets sont souvent analyser par des bureaux d'experts, souvent très onéreux et pas toujours utiles. Nous pensons qu'à travers leur connaissance du terrain, les architectes carolos pourraient être associés à la réflexion sur les grands projets et émettre des avis et conseils, de manière toujours constructive", ajoute Thomas Vandenberghe, président de l'association.

L'ARAC souhaite donc entrer en contact avec les communes et les administrations afin que sa réflexion puisse être prise en considération dans les grands projets collectifs. On parle ici de la redynamisation de Charleroi, mais aussi de la ré-urbanisation du Quartier des bateliers, à Thuin, de la Maison des Associations qui devrait voir le jour dans le Parc Saint-Adrien à Gerpinnes, de la rénovation urbaine de Châtelet ou encore de l'éco-quartier qui va voir le jour en bord de Sambre à Farciennes.

"Et pourquoi pas envisager une représentation à la CCATM, la Commission Consultative d'Aménagement de Territoire et de Mobilité", conclut Thomas Vandenberghe.

Rassembler les architectes

Charleroi et tout le Hainaut oriental compte pas moins de 250 architectes. Le troisième objectif de l'ARAC est de fédérer ces acteurs du secteur de la construction. De cette manière l'association pourra porter la voix de la corporation de manière collective. De plus en plus les architectes ne sont plus des indépendants solitaires mais travaillent à plusieurs au sein de bureau d'architecture. Afin de renforcer plus encore le lien entre eux, l'association royale des architectes de Charleroi a lancé les "ARAC cafés". Des rencontres, des débats, des formations, pour amener les membres de la profession à partager leurs expériences et leurs pratiques.

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