Charleroi : Edmée De Groeve demande l'acquittement auprès du tribunal

Edmée De Groeve
Edmée De Groeve - © Belga - Virginie Lefour

Poursuivie pour abus de biens sociaux, faux, détournements et escroquerie, Edmée De Groeve a sollicité l'acquittement, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Le parquet, lui, a réclamé un an de prison avec sursis pour l’ancienne présidente du conseil d'administration de l’aéroport de Charleroi, de la SNCB et de la Loterie Nationale.

Le tribunal correctionnel de Charleroi a entendu ce mercredi le réquisitoire et les plaidoiries dans le dossier de faux, détournements, escroquerie et abus de biens sociaux à charge d'Edmée De Groeve.

Me Huet, partie civile au nom de l'aéroport de Gosselies, réclame le remboursement de 23 400 euros, constitués de frais que la prévenue se serait fait indûment rembourser. L'avocat ne met aucunement en cause l'excellent travail d'Edmée De Groeve dans ses différentes fonctions, mais estime qu'elle a profité de celles-ci pour se faire rembourser doublement des frais à la SNCB et au Brussels South Charleroi Airport.

Le substitut Sanhaji, qui réclame un an de prison avec sursis, a parlé de la "grandeur et décadence" d'Edmée De Groeve qui "vivait au-dessus de ses moyens et a sombré dans la spirale de l'appât du gain". Le parquet estime que les faux relatifs aux doubles déductions de frais sont établis, de même que les abus de biens sociaux. Il relève l'achat de mobilier pour 100 000 euros à destination de la section VIP du BSCA, un voyage à Ténérife à 10 000 euros ou encore ces places achetées à Spa-Francorchamps pour 100 000 euros.

Me Preumont, conseil de la prévenue, a sollicité l'acquittement, rejetant toute intention frauduleuse. Selon l'avocat, Edmée De Groeve avait trop de travail pour s'occuper des tâches administratives et personne ne lui a signalé qu'elle se fourvoyait dans le remboursement de ses frais. Il ajoute qu'aucun abus de bien social n'a été commis, et qu'en outre, il n'y a rien de significativement préjudiciable: le mobilier acheté, par exemple, correspond au standing de l'aéroport, qui le possède toujours. Quant aux places VIP achetées à Spa-Francorchamps ou au RAEC Mons, il s'agit là d'un sponsoring normal pour une société publique à vocation commerciale.

Le jugement est attendu pour le 29 mai.

Belga, Daniel Barbieux

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