Charleroi : des boucs pour venir à bout des plantes invasives sur les terrils

Les boucs à l'attaque des plantes invasives
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Les boucs à l'attaque des plantes invasives - © Vinciane Votron

Les boucs, ça mange tout, y compris les plantes invasives. De ce simple constat est né ce projet d'éco-pâturage. Trois jeunes éco-conseillères ont monté un projet pour entretenir les espaces verts. Grâce aux chèvres, elles luttent aussi contre les plantes invasives, tout en associant les gens du quartier.

La transhumance débute à 9h30 tous les jours. Les 18 boucs ont un abri dans le ranch du terril à Marchienne-au-Pont. De là, ils vont gambader sur les terrils. Florence Van Damme, la bergère, les accompagne : "On passe par le terril Baymont, puis par la rue Jaumet et on monte sur le terril Saint-Théodore, juste derrière les habitations. On suit le trajet de la boucle noire. C'est un grand sentier qui passe entre les industries de Charleroi et sur les terrils.

Les chèvres du terril

A chaque étape, il faut compter les boucs car ils s'arrêtent souvent en chemin pour grignoter. Les trois bergères les guident au son de castagnettes, de sifflements ou en les attirant avec des plantes. Car l'objectif de ce projet est bel et bien d'entretenir les espaces verts. Florence, Emeline et Gaëlle ont toutes les trois suivi une formation d'éco-conseillère. Elles se sont lancées dans ce projet il y a quelques mois : "Le projet, c'est de gérer les espaces verts de façon durable, que ce soit privé ou public; ainsi que la gestion des plantes invasives comme le buddleia plus connu sous le nom d'arbre à papillon. Et en plus, remettre en avant une dynamique citoyenne autour du projet. On veut vraiment mettre en lien les personnes du quartier." C'est ainsi que Dominique est devenu bénévole. Il est membre de la maison de santé mentale, La Pioche, située à quelques pas de là. Il vient donner un coup de main pour surveiller les animaux : "C'est le paradis. On nourrit les chèvres et elles s'abreuvent. Et quand le travail est fini, elles retournent à leur abri." Un retour qui se fait sous les encouragements et les regards amusés des passants. 

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