Charleroi : début des démarches pour l'Aïd-el-Kébir

Ce dispositif, assez lourd, existe depuis trois ans à Charleroi. Sa principale raison d’être : éviter les dérives telles que l'abattage à domicile (interdit).

Dans un premier temps, les fidèles doivent se rendre à la police administrative. Direction ensuite l'abattoir De Cock, réquisitionné le dimanche de la fête du sacrifice. Là, moyennement payement, ils recevront un récépissé d'abattage. Ils seront alors en ordre pour le jour J. ''Si la personne a les papiers adéquats (récépissé d’abattage, carte d’identité et preuve de paiement), confirme Paul Ficheroulle – le bourgmestre faisant-fonction –, elle peut effectivement accéder au site''

Un système qui semble malgré tout un rien complexe mais que la Ville justifie : ''Nous, ce que nous voulions éviter c’est que cela se fasse dans une forme d’anarchie (chacun chez soi, parfois dans des conditions déplorables) avec, à la clé, un problème de gestion des déchets.''

Parmi la communauté musulmane carolo, ces nouvelles mesures sont plutôt bien acceptées. Avec un gros bémol tout de même : un abattoir pour une ville de la taille de charleroi, c'est insuffisant. C'est en tous cas l'avis de Mehdi Kinana, membre du comité d'accompagnement de la fête. ''L’objectif, c’est de pouvoir faire la fête en famille. Maintenant, ce qui se passe à l’abattoir, c’est que les gens restent parfois 08h00 sur place, en train d’attendre qu’un mouton soit à la découpe. Ce ne serait pas vrai ailleurs, et même chez eux.''

Visiblement, et même si des efforts ont été entrepris depuis trois ans, entre respect de la tradition et respect des conditions d’hygiène, le compromis idéal reste encore à trouver.

Et pour le détail de la procédure mise en place à Charleroi, il y a le site internet de la Ville : www.charleroi.be (onglet : actualités)

 

 

Jérôme Durant

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