Charleroi : de nouvelles perquisitions dans le cadre du trafic de voitures

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Début mai, plus de 200 perquisitions étaient menées dans le pays. Elles visaient une organisation responsable d’une arnaque à l’achat de véhicules d’occasion via internet. Les auteurs de l’arnaque se rendaient chez des particuliers souhaitant vendre leur véhicule via internet. Devant eux, via smartphone, ils faisaient mine d’opérer un versement bancaire avant de s’en aller avec la voiture. Les propriétaires ne voyaient évidemment jamais parvenir d’argent sur leur compte… Ni plus jamais leur véhicule. Suite à cette vague de perquisitions qui visaient, entre autres, la communauté des gens du voyage, plusieurs personnes ont été inculpées.

Quelques jours plus tard, ce sont deux policiers de Roux qui étaient à leur tour mis en cause. Ils auraient violé le secret professionnel en informant les auteurs de l’arnaque des perquisitions dont ils allaient faire l’objet.

L’enquête s’est poursuivie et ce sont ensuite un notaire et une personne travaillant pour le service d’immatriculation (DIV) qui ont été interpellés.

Hier jeudi, de nouvelles perquisitions ont eu lieu dans la région de Charleroi. Elles visaient une personne responsable d’une agence bancaire Belfius. Belfius confirme avoir porté plainte contre cette personne en novembre 2018 et avoir, à la même époque, mis fin à sa collaboration avec elle. C’est donc l’aspect bancaire de l’enquête qui était concerné par les perquisitions de ce jeudi, comme le confirme Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral : "Les personnes suspectées d’avoir appartenu à l’organisation criminelle qui a commis les escroqueries n’avaient pas de revenus officiels et ne pouvaient donc pas obtenir de prêts auprès des banques. Ce qui veut dire que des faux ont pu être produits pour l’obtention de prêts. Par ailleurs, il a pu être constaté que les remboursements de crédits étaient opérés grâce à de l’argent versé en liquide directement sur les comptes bancaires, autrement dit une forme de blanchiment."

Depuis le démantèlement du réseau de trafiquants, début mai, ce sont une trentaine de personnes qui ont été inculpées.

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