Charleroi: au tribunal, le Binchois avoue avoir abusé de sa fille adoptive

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Illustration - © Belga - Virginie Lefour

Un Binchois a comparu mercredi devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour avoir violé sa fille adoptive durant onze années. Après avoir effectué plusieurs déclarations contradictoires, il a finalement reconnu les faits à l'audience. La mère de l'enfant est quant à elle poursuivie pour non-assistance à personne en danger.

Une affaire de pédophilie intrafamiliale, survenue dans la région binchoise, était évoquée mercredi devant le tribunal correctionnel de Charleroi. D'un côté, Rudy B. répondait de viols à répétition sur la fille de sa femme, qu'il avait fini par reconnaître. De l'autre, la mère de l'enfant était également poursuivie pour non-assistance à personne en danger.

Selon le parquet, Rudy B. était sexuellement insatisfait et regardait des films X de plus en plus "hard". Lorsque sa fille adoptive a atteint l'âge de 7 ans, il l'a obligée à s'exhiber, avant de procéder à des attouchements, puis à des viols.

Lorsque la fillette a atteint l'âge de 12 ans, Rudy B. a stoppé certains actes qui auraient pu la rendre enceinte. C'est ce qu'a expliqué le substitut Bury qui a poursuivi : "La jeune fille a alors été forcée à se filmer nue, avec des accessoires. A l'âge de 18 ans, après des tentatives de suicide, elle a fini par fuir la maison et a dénoncé les faits."

Le parquet a réclamé six ans de prison ferme pour le prévenu qui, après de multiples déclarations contradictoires, a fini par reconnaître l'ensemble des faits. Le Ministère public a également fustigé l'attitude d'Edith L., la mère de l'enfant, qui a déclaré aux enquêteurs "avoir craint de briser sa vie de famille agréable en dénonçant les faits". A son encontre, le substitut a requis une peine d'un an de prison, avec un sursis éventuel.

Le conseil de Rudy B. a sollicité une peine assortie d'un sursis probatoire, assurant que ses aveux témoignaient d'une prise de conscience. Un traitement thérapeutique serait donc plus efficace qu'une peine de prison ferme. L'avocat d'Edith L. a quant à lui plaidé la suspension du prononcé en rapportant la destructuration psychologique de sa cliente et en soulignant qu'elle n'avait appris les faits que lorsque sa fille avait 17 ans.

Jugement le 18 février.
 

RTBF

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