Chantier Beliris: Mohammed, travailleur clandestin, n'était pas un cas isolé...

Combien de travailleurs clandestins sur le chantier de rénovation de la station Arts-Loi ?
Combien de travailleurs clandestins sur le chantier de rénovation de la station Arts-Loi ? - © belga

C'est le magazine Médor qui s'apprête à le révéler dans un article à paraître prochainement: il y a eu au moins deux cas de travail au noir, sur le chantier de rénovation de la station de métro Arts-Loi.

Il y a bien tout d'abord l'histoire vécue en 2013 par Mohammed (et qui vient d'être relayée dans les médias). Ce travailleur clandestin raconte un chantier difficile, éreintant. Un témoignage difficilement contestable: Mohammed a été photographié au travail sur le chantier, et la photo orne depuis lors la station de métro rénovée. Beliris, le maître d'ouvrage, confirme d'ailleurs le cas de ce travailleur embauché clandestinement par la société Tuna (sous-traitant de l'entreprise générale CFE) et ajoute avoir été informé du problème suite à un contrôle de police. Sauf que... ce contrôle de police a été réalisé en 2015 et que Mohammed ne travaillait plus là, ni d'ailleurs Tuna (qui avait fait faillite entre-temps).

Combien d'autres cas?

En réalité, l'infraction remarquée lors d'un contrôle de police (dont parle Beliris) concerne un autre cas de travail clandestin, organisé, lui, par une firme sous-traitante appelée THN. D'après Beliris, THN n'est autre que l'ex-firme Tuna, rebâtie sur ses propres cendres.

Voilà au moins deux cas de travail au noir, à deux ans d'intervalle, sur un même chantier, et géré par ce même organisme public. On précisera quand même que, depuis lors, Beliris a renforcé ses outils pour détecter le travail au noir: le pointage sur chantier notamment, et de nouvelles formations destinées à mieux repérer le travail clandestin.

 

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