Championnat de Formule E: la 1ère monoplace électrique est un peu liégeoise

Sodaphi, c'est une société holding liégeoise créée par Alexandre Dallemagne avec des fonds familiaux. Jusqu'à présent Sodaphi avait investi dans la construction durable d'immeuble à kots, dans des résidences d'accueil de personnes handicapées ou encore dans des sociétés de service de maintenance ou de catering, jamais encore dans l'automobile. " C'est vraiment une passion l'automobile", explique Alexandre Dallemagne," cela fait aussi pas mal de temps que je m'intéresse à la traction électrique d'un point vue social et environnemental et et tout le bien-être positif que cela peut faire sur le développement durable. J'avais sélectionné pas mal de sociétés s'intéressant à la propulsion électrique mais la rencontre avec Frédéric Vasseur,c'est d'avoir amené ce petit plus, ce côté "racing" et donc un côté un peu plus passionnant pour dépoussiérer tout ce qu'on peut penser de la motorisation électrique".

Ingénieur, dans le monde de l'automobile depuis une vingtaine d'années, le Français Frédéric Vasseur, s'est lui lancé dans le concept de la Formule E dès l'annonce par la FIA de la création d'un championnat du monde dédié aux monoplaces électriques: "travaillant déjà sur ce type de projets dans le passé, on s'est positionné en tant que constructeur de véhicules, on a été sélectionné et on a lancé le projet Spark fin 2012". La société Spark racing techology est basée à une heure et demi de Paris. Toute la petite équipe s'est mise au travail, a trouvé des partenaires comme le motoriste Renault ou les pneus Michelin mais il fallait augmenter le capital pour passer du projet papier à la construction de la voiture. "je recherchais quelqu'un qui s'implique dans le projet pas uniquement des financiers comme les fonds d'investissements ou les banques", explique Frédéric Vasseur. Sodaphi est devenu actionnaire minoritaire "mais le plus important parmi les minoritaires", ajoute Alexandre Dallemagne sans toutefois citer de chiffre.

De la course à la voiture de Monsieur tout le Monde

260 chevaux sous le capot, 250 kilomètres heure en pointe sur circuit, la Spark est actuellement la seule monoplace électrique au monde. 42 voitures sont prêtes à participer à la compétition soit 10 équipes venues des 4 coins du monde avec des écuries créées par exemple par l'ancien pilote de F1 Alain Prost ou encore l'acteur américain Leonardo Di Caprio et un pilote belge en la personne de Jérôme d'Ambrosio. Chaque team a besoin de 4 voitures car l'autonomie est limitée à une vingtaine de minutes. Quant au coût de cette voiture, hors investissement de recherche, il est d'environ 350 000 euros. Le championnat se déroulera sur circuit urbain dans les grandes métropoles mondiales comme Pékin mais aussi Kuala Lumpur, Buenos Aires ou encore Miami. Un championnat qui se veut proche des gens avec des fêtes accessibles mais aussi une vitrine pour l'automobile électrique. Car à terme les objectifs sont clairs: "au niveau course, on espère évidemment que d'autres motoristes se lanceront dans l'aventure. On sait aussi que l'aspect racing peut stimuler l'industrie pour développer la voiture électrique de monsieur Tout le Monde et toute l'infrastructure qui va avec. Par rapport aux Etats-Unis, on est un peu en retard avec les bornes de rechargement par exemple", ajoute Alexandre Dallemagne qui sera à Pékin le 13 septembre.

Françoise Dubois et Eric Destiné

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK