Chambre d'hôtes en Wallonie: convivialité plutôt que rentabilité

Les chambres d'hôtes permettent aussi de partir à la découverte des villages de Wallonie, comme ici à Walcourt
Les chambres d'hôtes permettent aussi de partir à la découverte des villages de Wallonie, comme ici à Walcourt - © Google

La Wallonie regorge de milliers de chambres d'hôtes dans ses petits villages. Une activité qui n'est pas nécessairement très rentable pour les propriétaires. Mais les chambres d'hôtes, c'est souvent autre chose qu'un simple projet économique. Exemple à Walcourt, où Annick et son mari ont transformé une partie de leur habitation familiale pour accueillir des voyageurs.

Comme beaucoup de propriétaires, Annick entretient un lien affectif avec ses chambres d'hôtes. Sa charmante maison du 16e siècle, est un héritage de sa grand-mère et gagner de l'argent n'est pas son principal objectif : 

"Il y a une année, au mois d’août, où nous avons eu 200 nuitées sur le mois et là, on a dit plus jamais ! Parce qu’il y a le respect de soi et il y a aussi, pouvoir garder la qualité et, quand on est dans une rentabilité pareille, on ne l’a plus".

Une enquête actuellement réalisée par la Fédération des chambres d'hôtes et des gîtes de Wallonie révèle que 75% des chambres rapporteraient moins de 15 000 euros par an. L'essentiel est ailleurs, comme l'explique Eric Jurdant, du Commissariat général au Tourisme :

"C’est d’abord de réaffecter un patrimoine, un patrimoine dont on ne sait que faire, comme un garage, un ancien atelier, une ancienne forge, une grange, un petit château…et la deuxième motivation, c’est effectivement la rencontre. Avec les hôtes, c’est un peu comme si l’on voyageait en restant chez soi".

Annick et son mari, eux, voyagent depuis 18 ans dans leur maison du village Walcourt :

"On a eu des clients, comme cette dame, qui faisait Rotterdam-Rome, à pieds, toute seule. Moi j’admire des gens pareils, ce sont des gens qui laissent des traces, quelque part, de leur passage et nous donnons priorité à ces personnes-là chez nous".

 

Hugues Van Peel et François Louis

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