Ces piscines du Hainaut qui n'ouvriront pas le 1er juillet

Les piscines sont autorisées à rouvrir leurs portes au public dès ce 1er juillet. De grands centres aquatiques comme le Lago à Mons ou Sportoase à Braine-le-Comte sont prêts à accueillir les nageurs à cette date. Par contre, de nombreuses piscines annoncent qu’elles ne seront pas prêtes à temps. A Enghien, Quaregnon, La Louvière, Soignies… L’ouverture est reportée à la semaine prochaine. La plupart de ces infrastructures attendent les résultats de tests sur la qualité de l’eau. Par ailleurs, il a fallu réorganiser de fond en comble l’accueil des clients en fonction d’un protocole établit par la Fédération Wallonie Bruxelles.

Réservation obligatoire, flux de circulation, distance physique y compris dans le bassin, intensification du nettoyage et de la désinfection… Le document de 6 pages est parvenu le 26 juin aux gestionnaires de piscines. "Trop court pour être prêts le 1er juillet" nous dit Davy Jurca, directeur de Nautisport à Enghien. Il espère une ouverture le 8 juillet. Dans ce centre aquatique, seule la piscine sportive sera accessible dans un premier temps. "On ira crescendo après une première évaluation". Le protocole ne limite pas le nombre de nageurs, il propose de respecter la FMI (fréquentation maximale instantanée), un nombre propre à chaque piscine, en fonction de sa taille.

Aucune aide

Mais dans la réalité, "si on veut respecter le protocole, nous devons réduire fortement notre capacité", explique Julien Hubert de la piscine de Quaregnon. "Notre FMI est de 120 personnes mais nous ne pourrons en accueillir que 26 par tranche horaire pour permettre le nettoyage des cabines". Au Point d’eau à La Louvière, Cathy Dardenne estime la piscine ne pourra accueillir qu’un tiers du public habituel. "Nous allons tester notre organisation avant de réadapter pour augmenter éventuellement la capacité" précise-t-elle.

Le manque à gagner côté entrées et le surcoût lié aux mesures sanitaires, tous en parlent. "Nous avons continué à payer les charges fixes pendant le confinement, sans aucun aide du pouvoir de tutelle" raconte Davy Jurca.

Pas certains d’avoir les moyens financiers pour rouvrir cet été

Dans certaines communes, les autorités se demandent carrément si elles vont rouvrir cet été leur piscine communale tant les frais seront élevés et les rentrées possibles bien maigres. C’est le cas à Leuze-en Hainaut par exemple. Nicolas Dumont (CDH), échevin et président de la Régie communale autonome espère ouvrir la piscine au public à partir du 10 juillet mais il explique le dilemme face auquel il se trouve : "d’un côté il y a les familles qui restent en Belgique cet été et qui attendent de pouvoir profiter de la piscine mai d’un autre côté je ne peux pas faire n’importe quoi et faire exploser le budget".

Pour faire des économies sur les frais fixes, la piscine de Leuze a fait le choix d’arrêter de chauffer et d’entretenir l’eau. L’eau est verte mais les gestionnaires n’en sont pas effrayés : "Le bassin doit être vidé une fois par an pour renouveler l’eau, nous avons donc fait le choix d’attendre quelques mois pour le faire, la vidange est en cours, dans quelques jours tout sera bien propre". Mais cette mesure d’économie ne suffira pas à compenser les nombreux frais liés aux mesures sanitaires.

Piscines: conditions strictes de réouverture (JT du 26/06/2020)