Ces étudiants au travail le 31 décembre

Elisa Lopomo, au travail ce 31 décembre
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Elisa Lopomo, au travail ce 31 décembre - © Tous droits réservés

Les étudiants jobistes, il en est beaucoup question en cette veille de 1er janvier. Une nouvelle législation entre en vigueur en 2017, elle concerne la manière de compter les prestations des étudiants qui travaillent. Jusqu'à présent, il leur était permis de travailler 50 jours par an (au delà, on perdait son statut d'étudiant) et toute journée même partielle était considérée comme un jour dans ce calcul. Désormais, le contingent est calculé en heures. Les étudiants peuvent prester 475 heures, ce qui équivaut à 62 jours temps plein.

Ces nouvelles règles, les étudiants jobistes les connaissent bien et ils s'en réjouissent. Elisa Lopomo, une jeune rhétoricienne montoise qui travaille régulièrement pour un magasin Colruyt, explique que cela lui permettra de prester des demi-journées: "Je vais commencer des cours préparatoires aux études de médecine, ces cours sont donnés le samedi matin, cela me permettra de travailler l'après-midi". En attendant ces nouvelles dispositions, c'est au travail que Elisa vis sa dernière journée de l'année 2016 et elle ne s'en plaint pas: "Je m'ennuie vite à la maison alors je trouve que le travail, c'est une bonne façon de s'occuper". Évidemment Elisa est en rhéto, pas de problème de blocus pour elle. Pour ceux qui sont aux études supérieures, il est plus compliqué de travailler en cette période de fin d'année...

Combiner blocus, travail et vie sociale

Alain Wakam, lui, doit partager ses journées et une partie de ses nuits entre le travail et l'étude. Cet étudiant en troisième année de bachelier en sciences à Charleroi, doit travailler pour couvrir ses frais. Il est étudiant jobiste dans une entreprise qui conditionne des charcuteries. Combiner blocus et travail? C'est avant tout pour Alain une question d'organisation: "Déjà si on travaille de 6 à 14 heures, quand on rentre on dort quelques heures et puis on étudie toute la soirée, c'est très dur mais on n'a pas le choix"

En ce jour de réveillon, Alain a tout de même décidé de faire la fête avec des amis, il s'est levé très tôt pour ça: "Je me suis levé à quatre heures du matin parce qu'il fallait que j'étudie avant de faire des courses et de travailler".

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