Céline Scheen, originaire de Plombières, nominée aux Grammy Awards: "Je ne sais même pas si je suis invitée"

Il y aura Ed Sheeran, Arianna Grande, ou encore Billie Eillish. Et à leurs côtés, Céline Scheen. Originaire de Plombières, habitante d’Eupen, la chanteuse lyrique s’est spécialisée dans la musique ancienne des 16e, 17e et 18e siècles. Pas franchement le genre le plus représenté dans la cérémonie américaine.

Pour la chanteuse liégeoise, c’est une surprise des plus inattendues. Elle a appris sa nomination au détour d’une publication de sa maison de disques sur les réseaux sociaux. "Je n’ai pas tout de suite réalisé de quoi il s’agissait", s’amuse la chanteuse.

Une cérémonie lointaine à laquelle je rêvais quand j’étais jeune

"Je pensais aux Echo Klassik, au diapason d’or, aux décibels music awards, ce genre de chose (des récompenses musicales locales ou très pointues, ndlr) C’est seulement plus tard, quand des journalistes ont commencé à appeler que j’ai compris qu’il s’agissait de cette cérémonie lointaine à laquelle je rêvais quand j’étais jeune en lisant Voici", confesse-t-elle dans un long éclat de rire.

Sera-t-elle de la fête le 26 janvier à Los Angeles ? "Je ne sais pas mais j’aimerais beaucoup ! Je ne sais même pas si je suis invitée. Vous savez comment faire vous ?" Une surprise, on vous le disait…

C’est Alicia Keys qui présente la soirée. J’espère que je pourrais la voir de plus près

Céline Scheen aime la musique classique, la musique ancienne. Mais l’Eupenoise est aussi dotée d’une curiosité sans limites. "J’aime plein de musiques très différentes de celle dans laquelle je travaille." Et précisément, la diversité des horizons représentés aux Grammys, cela l’"amuse beaucoup". "Je suis aussi attirée par une certaine modernité", poursuit-elle. "C’est Alicia Keys qui présente la soirée et je suis une grande fan. J’espère vraiment que je pourrai la voir de plus près", s’enthousiasme la chanteuse.

La pétillante cantatrice est donc une artiste éclectique. Une preuve de plus ? Ses cours de Zumba qu’elle donne deux fois par semaine à Liège. Si elle revient si régulièrement dans la région, c’est aussi pour enseigner au conservatoire de Liège, une activité qu’elle a débuté en septembre dernier. Son quotidien est donc fait de répétitions et de concerts à l’autre bout du monde, mais surtout de retour à la maison. "C’est un besoin. C’est toujours formidable de pouvoir partir loin chanter loin dans des grandes et se poser et rentrer."

"J’ai toujours eu envie d’ailleurs. Habiter près d’une frontière m’a ouvert des fenêtres

Céline Scheen a grandi à Plombières, tout près de la frontière allemande. Des racines qui ont sans doute orienté son parcours. "J’ai toujours eu envie d’ailleurs, d’aller voir loin. En habitant près d’une frontière on côtoie au quotidien des gens qui en quelques sorts viennent déjà d’ailleurs. Ça m’a ouvert des fenêtres".

Ses origines lui ont aussi donné le goût des langues étrangères. "Il y a une ouverture à la langue allemande et aux langues en général", confirme la soprano. "J’aime chanter en Italien, en Anglais, en Allemand. Je m’y sens d’ailleurs presque plus à l’aise qu’en Français."

La 62e cérémonie des Grammy Awards aura lieu le 26 janvier à Los Angeles. Céline Scheen concourt dans la catégorie Meilleur album classique vocal aux côtés du contre-ténor Philippe Jaroussky et de Christina Pluhar pour leur album "Himmelsmusik".

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