Les sens interdits limités facilitent et sécurisent la vie des cyclistes

Cela fait dix ans qu'ils prennent les sens interdits
Cela fait dix ans qu'ils prennent les sens interdits - © Tous droits réservés

Depuis 2004, les cyclistes peuvent prendre un certain nombre de rues en sens unique de circulation pour les voitures. Un gain de temps, de comfort et de sécurité pour les deux roues. Et selon une récente étude de l'IBSR, ces contre sens ne provoqueraient pas plus d'accidents. Que du contraire.

C'est un panneau que les automobilistes détestent. Il est rond, rouge avec au milieu une barre blanche. Le fameux sens interdits qui fait souvent faire de nombreux détours. Mais depuis 2004, les cyclistes, eux, l'apprécient de plus en plus. Car il est souvent accompagné d'un autre panneau blanc avec un vélo et deux flèches. Il leur permet d'emprunter la rue dans les deux sens.

Un gain de quelques minutes, et de nombreux coups de pédales. Mais aussi un gain en sécurité et en comfort car il permet d'éviter les grands axes de circulation souvent bien dangereux. Le dispositif plait beaucoup aux associations qui défendent les cyclistes au quotidien.

Et l'institut belge pour la sécurité routière se veut rassurant. Ce double sens pour les vélos ne provoque pas plus de problèmes de sécurité. Au contraire, le nombre d'accidents serait même plus faibles que dans d'autres rues. L'effet de surprise de voir débarquer un vélo en face de soi ne serait donc pas dangereux. Seul les intersections poseraient parfois plus de problèmes.

Mais ces panneaux sont encore loin d'avoir fleuri partout en Wallonie et à Bruxelles. Dans certaines communes, les bourgmestres sont encore très réfractaires à ce double sens pour les vélos. Pour certains budgets communaux, ces panneaux qui coûtent cher ne sont pas vraiment une priorité. Et de toute façon, tous les sens interdits n'en seront jamais équipés. La police effectue chaque fois une enquête sur la rue concernée. Il faut une certaine largeur et pas trop de pente pour éviter que ce raccourcis ne se transforme en piège pour les deux roues.

Benjamin Carlier