"Ceci n'est pas une maison Horta"

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"Ceci n'est pas une maison Horta", vous avez peut-être remarqué cette énigmatique banderole sur la façade d'une maison de l'avenue Louise. Deux appareils photos barrés, rappellent l'interdiction de photographier le bâtiment. Une boutade du propriétaire.

Michel Gilbert est ce qu'on peut appeler un passionné de Victor Horta, il possède quatre édifices de l'architecte. Depuis un an, il loue l'hôtel Max Hallet pour des cocktails, des réceptions.

Pour faire connaître cette nouvelle activité, il met sur internet des photos de la maison. Le problème c'est qu'il faut payer des droits. L'oeuvre d'Horta est protégée jusqu'en 2017. Une oeuvre est protégée depuis sa création jusqu'à 70 ans après la mort de l'auteur.

Mais cela ne fait pas l'affaire de ce propriétaire qui a déjà investi 400 000 euros de frais de restauration. Les 9 000 euros réclamés, au départ, par la Sofam pour cinq ans, l'ont poussé à afficher la banderole sur laquelle on peut lire: "Ceci n'est pas une maison Horta", sa manière à lui de contester ces droits d'auteur.

Si Michel Gilbert ne conteste pas l'existence de la loi, il estime qu'il faut faire la part des choses. "Je peux tout à fait comprendre que quelqu'un qui veut éditer des T-shirts fabriqués en Chine avec l'effigie d'Horta ou d'une de ses maisons, paient des droits". Et d'affirmer qu'il "manque un côté humain" dans le raisonnement.

"Il n'est pas normal que mon travail ne soit pas reconnu", explique-til.  Selon lui, les ayant-droits d'Horta ne comprennent pas que c'est grâce à lui que l'on reparle des oeuvres de l'architecte. Des oeuvres qui étaient "galvaudées" et qui "n'étaient plus accessibles au public", précise-t-il.

Au final, Michel Gilbert a dû se résigner à retirer des photos du site pour réduire la facture. Une facture qui s'élève désormais à 3 700 euros.

(C.B. avec L. Deneubourg)

 

 

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