Catherine Moureaux à Molenbeek : la politique en héritage

Catherine Moureaux : la politique en héritage
Catherine Moureaux : la politique en héritage - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

La socialiste Catherine Moureaux débarque à Molenbeek. Ce mardi soir, la section molenbeekoise du PS a entériné son arrivée comme que chef de file. Après l'éviction du père, Philippe Moureaux, aux dernières élections communales, c'est donc la fille qui se profile à l'horizon 2018. Qui est Catherine Moureaux ? Portrait.

Lunettes, cheveux courts et verbe franc... La politique est inscrite dans les gênes de Catherine Moureaux : elle est la fille de Philippe Moureaux (ancien ministre, ancien bourgmestre de Molenbeek... membre puissant du PS) et le portrait craché de sa mère, Françoise Dupuis, femme politique bruxelloise (ex-secrétaire d’État bruxelloise et ex-présidente du Parlement régional). Le socialisme coule dans les veines de cette trentenaire. Mais à l'âge des études, Catherine Moureaux choisit la médecine générale. Elle a notamment cofondé une maison médicale à Ixelles. Son engagement professionnel résonne avec des convictions bien ancrées à gauche, mais aujourd'hui, le médecin n'exerce plus, elle laisse (pour l'instant ?) la pratique de côté.

Une conseillère communale très active

Catherine Moureaux pose sérieusement le pied en politique il y a une dizaine d'années. En 2005, elle entre (logiquement) au PS et commence par animer section des Jeunes Socialistes de Schaerbeek. En 2010, elle devient députée régionale en cours de mandat, grâce à la suppléance (elle a été réélue au PRB en 2014). Après les élections de 2012, elle devient conseillère communale à Schaerbeek. Depuis l'opposition, elle "l'une des plus active" parmi les élus socialistes.

Ses amis, comme ses adversaires politiques, s'accordent : Catherine Moureaux est une femme intelligente, structurée et tenace... Peut-être un peu trop tenace, trop entêtée, trop abrupte. A Schaerbeek, certains disent qu'elle manque de souplesse, de finesse; qu'elle n'est pas l'animal politique qu'est son père; qu'elle possède l’ascendance, mais pas ce sens inné de la chose politique qui fera d'elle une femme de pouvoir. Et si elle donne parfois l'image d'une femme dure, derrière les lunettes carrées de Catherine Moureaux, un adversaire politique bienveillant évoque "un fond de douceur qu'elle essaie de cacher".

Hélène Maquet

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