Caterpillar: "Si on avait l'intention d'arrêter, on n'investirait plus"

Nicolas Polutnik a insisté sur le fait qu'en 2011, il avait présenté un plan "Gosselies génération 2015". Un plan qui, dit-il, "vise à positionner l'entreprise de façon favorable. Nous continuons à investir dans notre entreprise. Si on avait l'intention d'arrêter, vous imaginez bien qu'on ne dépenserait plus d'argent dans des investissements assez lourds".  

 
Quant à savoir s'il n'y a pas d'agenda caché, il répond : "Je ne peux que me répéter. On a un plan. Un plan qui consiste en trois points : tout d'abord un plan d'investissement, on continue de moderniser nos lignes d'assemblage, d'investir dans des technologies de pointe et d'améliorer les infrastructures; on va se spécialiser et transformer l'usine pour justement renouer avec la compétitivité; et puis, on doit aussi trouver une organisation du travail qui soit adaptée à ces nouveaux investissements. Donc en fait, c'est tout le contraire d'un plan qui consisterait à mourir à terme"
 
"Ceux qui restent devront faire des efforts"
 
Le patron de Caterpillar Belgique a également déclaré qu'il allait falloir "travailler autrement" tout en précisant qu'il n'avait "aucune intention de toucher aux salaires". "On a des lignes de fabrication qui sont aujourd'hui un peu plus en flux tiré et cela réclame une organisation de travail adapté", a-t-il expliqué. 
 
"La seule assurance pour l'emploi est la compétitivité"
 
Les politiques belges sont-elles responsables de ce qui arrive à Caterpillar Belgique ou bien est-ce une conséquence de la conjoncture ? "Un peu des deux", selon Nicolas Polutnik qui estime que "le rôle du politique est de créer les conditions à l'épanouissement de l'industrie. Tout ce que peut faire le politique est donc de limiter les coûts pour rester compétitif sur la scène internationale". Car "la seule assurance pour l'emploi est la compétitivité"
 
Quant aux critiques du PTB qui estime scandaleux que l'entreprise licencie alors qu'elle a bien profité des notionnels, il répond ceci : "Il faut voir notre réalité"
 
"Il faut être les meilleurs et les plus rapides"
 
En attendant, Nicolas Polutnik croît en un avenir industriel fort en Europe. "Il faut simplement que nous inventions et nous devons avoir la différence. Il faut être les meilleurs et les plus rapides"
 
La situation logistique de la Belgique est "exceptionnelle", ajoute-t-il soulignant l'existence du réseau autoroutier tel que nous le connaissons et le port d'Anvers. 
 
"Il faut inventer notre manière d'être compétitif en Europe", dit-il. 
 
Pour lui, c'est d'ailleurs une "chance d'être adossé à un groupe comme Caterpillar. Parce que cela nous protège de beaucoup de choses. On investit des milliards en recherche et développement. On a de bons produits, on a les investissements". Le problème c'est que le "marché est beaucoup plus compliqué qu'en 2010".  Et d'ajouter : "Sans adaptation , le pronostic serait réservé"
 
 
 
C. Biourge
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