Caterpillar Belgium : liquidation totale avant transformation

Sur le site de Gosselies, Caterpillar a abandonné un grand nombre de machines, outils et équipements. Sans intérêt pour de futurs repreneurs, ils sont donc mis en vente.
Sur le site de Gosselies, Caterpillar a abandonné un grand nombre de machines, outils et équipements. Sans intérêt pour de futurs repreneurs, ils sont donc mis en vente. - © RTBF

Plus de 3 ans après la fermeture du site de Caterpillar à Gosselies, la vente des derniers vestiges du constructeur américain a commencé. Des machines en tous genres, des petits ponts roulants, des outils, des meubles, des pièces détachées… Une foule d’équipements que Caterpillar n’a pas emportés en quittant le site et qui ne seront plus utiles pour les repreneurs, dont Thunder Power, le constructeur chinois de voitures électriques, qui devraient occuper deux tiers du site à partir de 2021. Tout ce matériel est donc mis en vente, notamment aux enchères. C’est l’opérateur allemand Surplex, spécialisé dans la vente en ligne de matériels industriels, qui a remporté l’appel d’offres pour revendre les derniers équipements de l’usine carolo où l’on a produit et assemblé pendant plus de cinquante ans des engins de génie civil. Sur le site Internet, on trouve ainsi une station de test hydraulique mise aux enchères à 75.000 euros, une grenailleuse à 2600 euros ou un établi pour 100 euros. En tout, des centaines de machines et matériels d’exploitation.

Depuis la fermeture du site carolo, c’est la Soresic, la société de reconversion des sites industriels de Charleroi, qui gère le terrain et les bâtiments. Elle a été mise sur pied par la Sogepa, le bras financier de la région wallonne, et Igretec, l’intercommunale pour la gestion et la réalisation d’études techniques et économiques, en attendant qu’un ou des repreneurs investissent le site. C’est donc la Soresic qui supervise la vente de ces actifs de Caterpillar. "En fait, Caterpillar nous a laissé une usine en état de fonctionner avec beaucoup de matériels, des ponts roulants, des machines d’usinage. Donc un vrai équipement qui permet de reprendre une activité industrielle. Mais à côté de tout cela, il reste encore énormément de plus petites machines ou petits équipements qui ne présentent plus d’intérêt pour des repreneurs", nous explique Nathalie Czerniatynski, directrice chez Igretec et administratrice à la Soresic. "C’est un constat qu’on a fait après avoir rencontré un certain nombre de candidats. Cela n’apporte aucune valeur ajoutée aux bâtiments. Donc le moment est venu de vider les lieux de toutes ces petites machines ou ces petits outils."

On liquide donc tout avant transformation. En commençant par ce qui se trouve dans les bâtiments qui intéressent Thunder Power, le constructeur chinois de véhicules électriques. Il doit s’installer sur deux tiers du site en 2021 pour y produire sa citadine électrique, la Chloé. "L'usine Caterpillar à Gosselies, ce sont trois bâtiments", poursuit Nathalie Czerniatynski. "Tout est bien compartimenté, bâtiment par bâtiment. On commence évidemment par ceux qui sont souhaités par Thunder Power. Il y a différents types de machines et d'outils. Ils y a des lots différents. La vente se déroule également par phases. Le prestataire, Surplex, a maximum deux ans pour réaliser toutes les ventes et tout vider." La recette de cette vente servira notamment à supporter les frais d’entretien, de sécurité et d’énergie qui coûtent cher à la Soresic, donc aux aux pouvoirs publics, depuis la reprise du site en 2017 pour 1 euro symbolique.

 

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