Catastrophe de Buizingen: l'instruction est terminée

L'accident de train a fait 19 victimes en 2010
L'accident de train a fait 19 victimes en 2010 - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

L'enquête sur la catastrophe de Buizingen, l’accident de train qui a coûté la mort à 19 personnes le 15 février 2010, est désormais close. Selon le quotidien La Dernière Heure, le dossier a été transmis la semaine dernière au Parquet de Hal-Vilvorde. Une information qui a été confirmée par le Parquet.Rappelons que le 15 février 2010, un train L en direction de Braine-le-Comte et un train IC au départ de Quiévrain et à destination de Liège-Guillemins, étaient entrés en collision à hauteur de Buizingen. L'accident avait causé la mort de 19 personnes et fait 162 blessés, dont 11 grièvement.

Le Parquet doit à présent rédiger ses réquisitions finales pour le traitement du dossier par la Chambre du Conseil qui va décider quels seront les inculpés qui seront renvoyés vers le tribunal. La date du procès, qui est envisagé pour 2017, n’est pas encore arrêtée. "Pour nous, c’est une nouvelle positive, c’est une première démarche vers le procès, ce que nous, familles de victimes, attendons pour connaître les causes précises de l’accident, en tirer les leçons et éviter que d’autres catastrophes de ce type se reproduisent. Au mois de juin, il y a eu la catastrophe de Saint-Georges-sur-Meuse. Si on s’était plus hâté dans ces démarches, on aurait peut-être évité cette catastrophe", réagit Panayotis Andronikos, papa d'une victime de la catastrophe ferroviaire.

Geneviève Isaac, qui a perdu son fils et son ex-mari, est quant à elle, plutôt sceptique quant à une tenue rapide d’un procès: "Même si, fondamentalement, je l’espère, je n’y crois pas. Le dossier a déjà été clôturé une première fois en septembre 2014 par le Parquet de Bruxelles. Depuis, Infrabel et la SNCB n’ont fait que jouer au ping-pong en demandant des devoirs d’enquête complémentaires. J’ai l’impression que ce sont un peu des plats réchauffés que l’on nous sert, là. La date de prescription n’est plus une difficulté, vu qu’il n’y en a plus dans ce type de dossier. Je me souviens encore d’une rencontre avec le Procureur Général qui nous disait: "Dans les 50 ans, vous aurez votre procès, ne vous inquiétez pas". On est six ans et bientôt neuf mois plus tard et il n’y a toujours rien. C’est une éternité, c’est véritablement une souffrance que l’on traine depuis autant de temps. De toute façon, je ne crois plus en la vérité judiciaire qui sortira de ce procès, la seule chose c’est que je veux en sortir".

 

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