Carsid: une page s'est définitivement tournée à Marcinelle

L’un des enjeux de 2013 consistera à trouver un avenir au site de Carsid.
L’un des enjeux de 2013 consistera à trouver un avenir au site de Carsid. - © Belga

Les derniers licenciements sont intervenus ce 31 décembre. Désormais, plus personne n'est officiellement employé sur le site sidérurgique. Ces derniers départs signent la fin de la production massive d'acier à Charleroi. Pour les syndicats, il faut maintenant construire l'avenir des centaines d'anciens travailleurs de Carsid mais aussi du site lui-même.

La fermeture de Carsid et ces derniers licenciements fin décembre, c'est une page de l'histoire industrielle qui se tourne, la fin d'une époque à Charleroi. "On a vécu la fin des charbonnages. Je crains que, malheureusement, on ne vive la fin de la sidérurgie avec acier traditionnel, commente Jean-Marie Hoslet (secrétaire principal des métallos CSC). Ce qui n’est pas le cas avec les aciers spécifiques ou les aciers à haute valeur ajoutée."

Les anciens de Carsid ont rejoints les cellules de reconversion professionnelle, pour tenter de retrouver un emploi. Et sur le site, les syndicats espèrent toujours le retour d'une activité sidérurgique. "Il est important pour nous d’avoir une sidérurgie intégrée sur le site de Carsid, qui est – à mes yeux – un triangle d’or : il est desservi à la fois par le chemin de fer, le naval et par les autoroutes. On ne peut donc pas faire n’importe quoi sur ce site-là."

L’un des enjeux pour 2013 consistera justement à trouver un avenir au site du désormais ex-Carsid. "Ce terrain-là, en fonction de sa réaffectation, sera le redéploiement ou pas de Charleroi", affirme Jena-Marie Hoslet.

Et selon les syndicats, l'avenir du site, c'est notamment une piste déjà maintes fois évoquée : l'installation sur place d'un nouveau four électrique et d'un laminoir.

Jean-Christophe Adnet

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